Vous êtes formidables

Le vendredi à 10h20
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Michael Jones : le gône gallois

Michael Jones, invité d'Alain Fauritte sur le plateau de "Vous êtes formidables" - France 3 Auvergne Rhône-Alpes / © Vous êtes formidables / FTV
Michael Jones, invité d'Alain Fauritte sur le plateau de "Vous êtes formidables" - France 3 Auvergne Rhône-Alpes / © Vous êtes formidables / FTV

Partagé entre le Pays de Galles qui l’a vu naître et la région lyonnaise qui l’a adopté, c’est sur scène qu’il est véritablement chez lui. Pour sa nouvelle tournée, Michael Jones est l’invité de « Vous êtes Formidable » sur France 3 Auvergne Rhône-Alpes.

Par Alain Fauritte

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On a coutume de dire que c’est le plus gallois des lyonnais. Mais c’est sans doute aussi le plus lyonnais des Gallois. Comment rêver d’un meilleur ambassadeur de notre région que ce grand adolescent de 68 ans qui ne parle que de nos bons vins, de notre gastronomie et de nos paysages ? C’est clair, Michael Jones aime Lyon et ses alentours. Il a vécu longtemps à St Laurent de Mure avant de s’installer à Solaize qu’il devrait quitter très bientôt (mais Chut !, c’est un secret) pour un autre village proche de l’agglomération. Ce qu’il aime ? Les plaisirs de la vie mais aussi le côté pratique. Un coup d’avion et il est à l’autre bout du monde. Un peu de voiture et ce sont les Alpes ou la Méditerranée. Un vrai pigeon voyageur… 

English ? No !

En même temps, il y a de quoi apprécier notre climat quand on vient du nord de la Manche. Du Nord-Ouest devrais-je dire, car attention, il ne faut pas mélanger les torchons troués et les serviettes brodées. Les sourcils du doux Michael se froncent si vous le prenez pour un anglais. Son meilleur pote Jean-Jacques Goldman a beau s’être installé à Londres, lui est bien Gallois. Et ce même si sa ville natale, Wellshpool, est située à 6 km seulement de la frontière avec le pays de Shakespeare. Petite parenthèse : visitez les magnifiques jardins en terrasse du château de Powis, situé au sud-ouest de la commune...  

Frédérics-Goldman-Jones

Ne nous égarons pas en considérations géographiques et touristiques, Michael Jones vient nous annoncer sa nouvelle tournée. J’ai moi-même du mal à y croire lorsque j’annonce plus de 50 ans de carrière ! Il faut dire que le jeune guitariste est précoce. Il monte son premier groupe à seulement 12 ans. Il y en aura une poignée d’autres avant qu’il n’intègre Taï Phong dont le leader, Jean-Jacques Goldman ne souhaite pas partir en tournée. C’est donc le jeune gallois qui va s’y coller. En naitra une amitié indéfectible et des tubes écrits à 4 mains, parmi lesquels le fameux « Je te donne », en 1985, qui squattera la cime du Top 50 durant 8 semaines. Une carrière d’une rare longévité avec de belles rencontres, notamment Carole Frédéricks, disparue trop tôt en 2001. Le fameux trio Frédéricks-Goldman-Jones ne se réunira plus jamais sur scène. Dommage !   

Un public de tous âges

Michael a tout de même trouvé d’autres amis musiciens pour partager ces moments intenses avec le public. Un public de tous âges. Mais comment faites-vous pour avoir des gamins dans la salle ? « Les enfants écoutent la même musique que leurs parents et il y a aussi « Génération Goldman », qui a permis à de nouvelles générations de découvrir des chansons qui datent d’avant leur naissance ». C’est vrai, les reprises de grands succès par de jeunes artistes ont comme vertu de donner une nouvelle vie à des chansons. Et là, pour le coup, c’est gagné. Des soixantenaires aux ados, le public entonne le même hymne. Une façon de combiner transmission et partage. Et puisqu’on parle d’hymne, la fameuse « question forminable », vrai casse-tête de cette émission, nous a permis d’entendre quelques mesures de l’hymne gallois…

Hen Wlad fy Nhadau (c’est du gallois…)

Je savais Michael Jones passionné de rugby. D’où l’idée de lui demander de réagir à ce qu’on entend au début de matchs internationaux auxquels participent le pays de Galles. En même temps une façon de le ramener à des racines dont il est éloigné. Sans rechercher l’émotion pour l’émotion, il y a eu cette petite humidité dans le regard qui traduit un attachement à son pays d’origine. La force des symboles. Sans le savoir, il aura échappé à une question sur les effets sur lui du Brexit. J’ai changé d’idée la veille de l’émission. J’ai privilégié le sentiment à la raison. Sans regret. Sinon que le temps passe toujours trop vite lorsqu’on échange en confiance. Belle tournée Mister Jones…