Europa League : Saint-Étienne s'incline 3 à 2 face à la Lazio

Moustapha Bayal Sall, auteur d'un but "des abdominaux". / © ANDREAS SOLARO / AFP
Moustapha Bayal Sall, auteur d'un but "des abdominaux". / © ANDREAS SOLARO / AFP

L'ASSE, qui a joué une heure en infériorité numérique et fini à 9, a été battue à Rome jeudi soir et se retrouve dans une situation compliquée après deux journées en Ligue Europa : l'équipe de Ch. Galtier est dernière de son groupe avec 1 point, comme Rosenborg. La Lazio et Dniepropetrovsk en ont 4

Par S.M. avec AFP

Les Verts vivent décidément une relation contrariée avec cette Europa League où la victoire semble impossible. Après cinq nuls et une défaite la saison dernière, un nouveau nul 2-2 contre Rosenborg lors de la première journée cette année, les Verts semblaient cette fois bien partis après avoir ouvert le score très vite sur la pelouse du Stadio Olimpico.

Sur le coup, Bayal Sall a inventé le but des abdominaux, au bout d'un corner tiré par Hamouma et qui a traversé toute la surface romaine (6e). Dans la foulée, Ruffier, écarté de l'équipe de France par Didier Deschamps en début d'après-midi, réalisait un superbe arrêt à ras de terre sur une tête de Hoedt
(7e).

Ces deux actions ouvraient une très bonne séquence pour les Verts qui, sereins et appliqués, paraissaient avoir bien digéré la raclée infligée dimanche par Nice et Hatem Ben Arfa (4-1). Nolan Roux trouvait même la transversale de la tête (14e) et Saint-Étienne semblait alors tranquillement contrôler son affaire.

Mais la Lazio ne s'est pas affolée et s'est vite remise dans le bon sens. A la 22e minute, Onazi a ainsi égalisé après un bon mouvement initié à droite par Felipe Anderson. Et ensuite, tout est allé de travers pour Saint-Étienne. 

Le match a basculé à la demi-heure quand l'arbitre a choisi d'expulser Beric pour un coup de coude sur Mauricio (33e). Le geste était sans doute involontaire mais le saignement du Brésilien était impressionnant - il a d'ailleurs été remplacé à la pause - et Beric n'avait pas de raison d'avoir le coude aussi haut. "C'est une honte pour le foot", a pourtant estimé après le match Bernard Caïazzo, président du comité de surveillance de l'ASSE, qui a évoqué de "la malveillance et de l'incompétence".

Les Verts à neuf 

Un nouveau match nul aurait alors sans doute semblé tout à fait acceptable aux Verts, mais les Italiens ont rapidement pris l'ascendant. C'est d'abord Hoedt qui a donné l'avantage aux biancoceleste en profitant d'une sortie manquée de Ruffier, qui percutait Bayal Sall sur le coup (48e).

Le défenseur sénégalais était ensuite exclu pour un deuxième carton jaune (77e) et le match semblait bouclé quand Polomat déviait la frappe de Biglia, qui trompait encore Ruffier (3-1, 80e).

A neuf contre 11, les joueurs de Christophe Galtier allaient pourtant réussir à maintenir le suspense jusqu'au bout. Monnet-Paquet marquait d'abord un très joli but en lobant Berisha après un long service de Diomandé (84e). "Combien ? Combien ?", s'égosillait alors Galtier le long de la touche. Il restait suffisamment de temps pour une dernière occasion signée Pajot de la tête (87e), mais c'est tout.

Ces deux défaites consécutives ne remettent pas en cause le bon début de saison des Verts, toujours deuxièmes en Ligue 1. Mais sept buts encaissés en deux matches, c'est trop.

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