Genève : Le président Bouteflika, cause d'encombrement aux standards des Hôpitaux Universitaires

Rotonde : entrée principale des Hôpitaux Universitaires de Genève / © photo : wikipédia.org
Rotonde : entrée principale des Hôpitaux Universitaires de Genève / © photo : wikipédia.org

La protestation contre la dernière candidature du président Abdelaziz Bouteflika prend une tournure inattendue. Certains ressortissants Algériens auraient pris d'assault le standard des Hôpitaux Universitaires de Genève où A.Bouteflika est pris en charge depuis le 24 février 2019. 
 

Par F.Ebbhah

Les ressortissants algériens ne sont pas à court d'idées pour inciter l'entourage du président Bouteflika à communiquer sur son état de santé.

Abdelaziz Bouteflika, 82 ans depuis les 2 mars 2019 est toujours le chef de l'Etat algérien et entend bien le rester le plus longtemps possible. Sa 5è candidature officialisée le 10 février dernier en atteste.

Une perspective qui n'est pas du goût de certains de ses opposants. A tel point que plusieurs milliers de ressortissants ont saturé le standard téléphonique des Hôpitaux Universitaires de Genève -3000 appels mardi 5 mars- où l'homme politique est accueilli et soigné actuellement.
 
Abdelaziz Bouteflika / © TaMuRT
Abdelaziz Bouteflika / © TaMuRT

«la prostestation n’est pas le seul motif, certains veulent simplement avoir des nouvelles » a déclaré Nicolas de Saussure, porte-parole des HUG, au journal Jeune Afrique. Il a évoqué «une situation lourde mais qui est gérée».

Une situation délicate qui met l’établissement de santé sous tension. Confronté à une surcharge d’appels et –de mails-, le standard a dû être renforcé, voire, appuyé par répondeur.
Cette vague incitative provoquée par une diffusion et une propagation de l’information via les réseaux sociaux pose, en outre, un problème d’accès pour tout autre patient ayant besoin de joindre l’hôpital.  

Etat de santé

Fortement diminué depuis un accident vasculaire cérébral (AVC) en 2013, le président Bouteflika n’a plus guère fait d’apparitions ni de déclarations publiques depuis cette date.

Aujourd’hui, son état de santé semble plus que préoccupant : la «Tribune de Genève» révèle mercredi 6 mars 2019 que le président sortant est au plus mal. Il se trouve «sous menace vitale permanente en raison de la dégradation de ses réflexes neurologiques», selon le quotidien helvétique.

Son état de santé est qualifié de précaire. Il risque de faire des fausses routes en mangeant, pouvant entraîner des infections respiratoires. Il souffre également d'aphasie, soit de perte partielle du langage.

Abdelaziz Bouteflika n’en est pas à sa première hospitalisation dans le bassin lémanique, il a déjà fréquenté le secteur « privé » des HUG par le passé.

Un bâtiment qui offre toutes les conditions nécessaires à la sécurité du chef de l’Etat algérien. Abdelaziz Bouteflika serait sous bonne garde, protégé par un vigile armé.

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