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Haute-Loire : le licenciement économique des 12 salariés protégés de Copirel a été invalidé

L'affaire pourrait être portée devant le Conseil de Prud'hommes par l'ensemble des salariés licenciés / © Maxime Pitavy - France 3 Auvergne
L'affaire pourrait être portée devant le Conseil de Prud'hommes par l'ensemble des salariés licenciés / © Maxime Pitavy - France 3 Auvergne

L’inspection du travail de la Haute-Loire a invalidé mardi 12 juin le licenciement économique des 12 salariés protégés de l’usine de matelas Copirel à Mazeyrat-d’Allier. Une décision qui pourrait inciter les 70 employés licenciés à porter leur dossier devant les Prud’hommes.

Par Cyrille Genet

C’est une victoire amère pour les 12 salariés protégés de l’usine Copirel de Mazerat-d’Allier en Haute-Loire. Ils y fabriquaient des matelas pour le groupe Cofel et la literie Bultex avant la fermeture de leur usine il y a 3 mois. En affirmant le 12 juin que "la société Copirel ne démontre pas l’existence d’une menace de portée suffisante sur sa compétitivité pour justifier la fermeture du site", l’inspection du travail de Haute-Loire redonne espoir à ces salariés protégés par leurs mandats syndicaux. Et par ricochet aux autres salariés licenciés (ils sont 70) qui attendaient cette décision pour contester leurs licenciements.  Ils doivent se réunir rapidement pour décider de mener une action collective, la loi leur donnant un an pour saisir la justice.

"On avait un carnet de commande plein, plus que plein puisqu’on nous avait annoncé les 39 heures et soudainement on nous a annoncé la fermeture de l’usine" dit Hélène Séguy, déléguée CGT de l'entreprise Copirel. "Ils ont voulu fermer un site qui marchait très bien, ils ont voulu s’en mettre plein les poches, à nous maintenant de gagner de l’argent et de faire voir qu’on était compétents et actifs" rajoute Serge Besson, délégué FO.

L’entreprise Copirel a deux mois pour faire appel de la décision de l’inspection du travail.
 

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