En Haute-Loire, le secteur forestier recrute

Il y a plusieurs milliers d'emplois à pourvoir en Auvergne Rhône-Alpes dans la construction bois, la menuiserie, le bucheronnage ou la sylviculture et le secteur peine à recruter. Pourtant, les formations forestières font recette, comme à Saugues, en Haute-Loire.

Le secteur forestier peine à recruter dans la région et notamment en Haute-Loire.
Le secteur forestier peine à recruter dans la région et notamment en Haute-Loire. © G.Rivollier/FTV

Le secteur forestier peine à recruter. Pourtant, des milliers d’emplois sont à pourvoir en Auvergne-Rhône-Alpes. Ce mardi 2 mars, des élèves de seconde bac professionnel ont cours directement dans la forêt, en Haute-Loire. Pas de stylo, mais des tronçonneuses pour apprendre à abattre les arbres en toute sécurité. « Suivant le diamètre, ça part en palettes, en trituration ou en charpente. Il y a des arbres qui ne sont pas faciles à abattre mais sinon ça va », affirme Aurélien Sol, lycéen de Riom. « On apprend tout ce qui est bûcheronnage, entretien des machines et puis on a des cours normaux comme des maths ou du français », raconte Lucas Escorier, lycéen à Mende.

Un métier "de passion"

En classe de seconde, ils ne sont que 14 élèves cette année, pour 23 places au lycée forestier de Saugues. Les métiers de la forêt n'attirent pas vraiment les jeunes même s'ils se sont mécanisés avec par exemple des débusqueuses pour sortir les arbres. « Ce sont des métiers de passion qui sont assez difficiles, assez dangereux et assez usants. C’est payé au rendement donc il faut envoyer du bois pour arriver à gagner sa vie », affirme Yannick Glémarec, enseignant forestier. Il ajoute : « La particularité du métier c’est que beaucoup d’entrepreneurs sont installés à titre individuel. Il faut gérer sa propre entreprise. »

Un métier qui se féminise

Le paradoxe, c'est qu'il y a de l'emploi. Pour la construction, la charpente, la sylviculture, le bucheronnage, on recherche plus de 3000 personnes en Auvergne-Rhône-Alpes actuellement. Le problème, c'est qu'il y a souvent des a priori, par exemple sur la féminisation des métiers forestiers. « On a un peu l'image du bûcheron très grand, costaud et barbu, avec une chemise à carreaux. Cette image, il faut la faire évoluer. On a des bardeuses femmes, des abatteuses femmes qui font très bien le travail, tout aussi bien que les hommes. Non, ce n’est pas un métier exclusivement masculin », rappelle Samuel Resche, chargé de mission à FIBOIS Aura. La forêt, comme l'agriculture, cherche des bras : un tiers des personnes qui travaillent dans le secteur a plus de 50 ans.

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