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Fracture numérique en Haute-Loire : habitants et entreprises pénalisés

Sophie et son mari Olivier sont en zone blanche en Haute-Loire. Pour avoir accès à internet, ils sont obligés de prendre leur voiture. / © Gérard Rivollier
Sophie et son mari Olivier sont en zone blanche en Haute-Loire. Pour avoir accès à internet, ils sont obligés de prendre leur voiture. / © Gérard Rivollier

Le premier Ministre, Edouard Philippe, a annoncé jeudi 14 décembre, un nouveau plan pour réduire la fracture numérique, avec 100 millions d'euros. Une situation difficile pour les français qui vivent dans ces zones blanches. Exemple en Haute-Loire, un département très concerné par le problème.

Par Aurélie Albert avec Gérard Rivollier

Pour avoir accès à du réseau internet et mobile, il vaut mieux être équipé dans certaines zones de Haute-Loire. Si les particuliers sont touchés dans leur vie quotidienne, les entreprises le sont tout autant. C’est le cas de Sophie Geurden, agent commercial à Saint-Vert.
« Je suis obligée de prendre ma voiture, de m’aventurer dans la forêt là où je capte un petit peu de réseau portable, explique la jeune femme. Du coup je mets toutes mes données sur mon téléphone portable et je me mets en partage de connexion. De cette façon, je récupère les mails sur mon ordi et je peux répondre à mes clients ».

Sophie et Olivier sont venus de Paris pour se mettre au vert. Ils ne savaient pas qu’ils allaient se retrouver en zone blanche. Même avec une parabole, l’internet n’est pas suffisant pour leur activité professionnelle. « Pour ouvrir ma base de données professionnelle, ça me prend presque une minute pour accéder à ma liste de clients, évoque Olivier Chaudon. Il y a 12 ans, quand on était là on avait un signal à peu près acceptable. Aujourd’hui c’est vraiment très lent. D’où ma reconversion vers un système satellitaire. Ce n’est pas l’idéal mais ça me permet d’assurer un débit minimum et au moins pas de problème de câbles ».

Pour les entreprises de Haute-Loire, la fracture numérique est un frein au développement économique. / © Gérard Rivollier
Pour les entreprises de Haute-Loire, la fracture numérique est un frein au développement économique. / © Gérard Rivollier

100 millions d’euros pour accéder au très haut débit d’ici 2022


En Auvergne-Rhône-Alpes, plus de 500 communes (dont 300 en Auvergne) sont classées « zones blanches ». En Haute-Loire, plus de 70 communes ne sont pas desservies par un réseau.
Le 14 décembre, le premier ministre, Edouard Philippe annonce qu’il veut atteindre, d’ici 2022, le très haut débit partout en France. Il a annoncé notamment une enveloppe supplémentaire de 100 millions d’euros. Une enveloppe qui devrait financer un chèque de 150 euros destinés à près d’1,5 million de ménages afin qu’ils puissent payer des technologies d’accès au très haut débit.

Actuellement 15% des français n’auraient pas d’internet haut débit. Dans les 4 départements auvergnats, un plan très haut débit a été mis en place sous la forme d’un partenariat public privé.
La première phase de ce plan doit en théorie garantir un débit de 8 mégabits minimum pour tous depuis mi 2017.

La deuxième phase du plan très haut débit du gouvernement devrait permettre à 70% des habitants du département de disposer de la fibre optique d’ici 5 ans.

Fracture numérique en Haute-Loire : habitants et entreprises pénalisés
Le premier Ministre a annoncé hier un nouveau plan pour réduire la « fracture numérique », avec 100 millions d'euros à la clef. Il a parlé de « l'exaspération » des français qui vivent dans des zones blanches, ces zones privées d'internet haut débit. Exemple en Haute-Loire, un département très concerné par le problème, où les professionnels sont les premiers pénalisés. Intervenants : Sophie Geurden, agent commercial ; Olivier Chaudon, travailleur indépendant ; Gilles Pénide, chef de projet société PEM - Reportage : Gérard Rivollier, Elodie Brot-Monnier et Didier Robert

 

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