Haute-Loire : un rassemblement d'enseignants pour dénoncer des « classes surchargées »

A l’appel de syndicats de l’enseignement, un rassemblement a lieu ce mercredi 7 octobre 2020 devant l’inspection académique de Haute-Loire. Cette mobilisation vise à dénoncer des classes "surchargées". Selon l’inspection académique, ce constat ne refléterait pas la réalité.

En Haute-Loire, un rassemblement est organisé devant les locaux de l'inspection académique par des enseignants ce mercredi 7 octobre à 14 heures pour dénoncer des classes "surchargées".
En Haute-Loire, un rassemblement est organisé devant les locaux de l'inspection académique par des enseignants ce mercredi 7 octobre à 14 heures pour dénoncer des classes "surchargées". © Rémy PERRIN/MAXPPP
Un rassemblement d'enseignants a lieu ce mercredi 7 octobre, à 14 heures, devant les locaux de l’inspection académique de Haute-Loire. L’appel provient de la CGT éducation, FO, Sud Educ’, l’UNSA et la FSU. Ils dénoncent des « effectifs insupportables », notamment dans les collèges de Brioude, Monistrol et Retournac. « Des effectifs de 30, 31, 33 deviennent la norme. Dix collèges sur 22 connaissent des problèmes de sureffectifs », affirme l’intersyndicale dans un communiqué. Pour l’inspectrice académique de Haute-Loire Marie-Hélène Aubry, ce constat ne reflète pas la réalité : « Effectivement à Brioude il y a quelques classes à 31 élèves en 6ème et à Monistrol, quelques classes à 31 en 5ème, ce qui n’est pas le cas à Retournac où les effectifs ne dépassement pas 30 par classe. On ne peut pas envisager l’ouverture d’une classe pour un élève supplémentaire, on se retrouverait avec des classes de 20 et c’est impensable. »

Un sureffectif dénoncé

Pourtant, selon Nicolas Terme, secrétaire départemental de la CGT Education de Haute-Loire, les constats dans les établissements sont bien différents. « On a de plus d’élèves et de moins en moins de postes. Ce rassemblement est porté par les syndicats mais il est l’émanation de revendications locales dans des collèges où nous ne sommes pas ou peu présents. Même à 33, 34 élèves les classes ne sont pas dédoublées », explique le secrétaire départemental. Il alerte également sur la situation dans les lycées, où des classes de 36 élèves auraient été constatées. Encore une fois, l’inspection d’académie nuance : « Il n’y a aucune classe de 36 en seconde. En première, les élèves sont regroupés par spécialités et donc la notion de classe n’est plus vraiment pertinente puis que les élèves sont toujours en groupe. Il y a peut-être ponctuellement des groupes de 36 une heure par semaine, mais pas de classes », déclare Marie-Hélène Aubry.

Des inquiétudes vis-à-vis du COVID 19

Pourtant, Nicolas Terme est formel, à tous les niveaux, les élèves sont « tassés », ce qui inquiète d’autant plus que le spectre du COVID 19 plane sur les salles de cours : « On s’inquiète déjà pour l’aspect pédagogique, pour les élèves les plus fragiles dont on ne peut pas s’occuper comme on le voudrait. On ne comprend pas non plus qu’avec la crise sanitaire, rien n’ait changé. En Italie, toutes les classes ont été dédoublées. Ici, rien n’est fait pour protéger les élèves et le personnel », ajoute Nicolas Terme. Mais là-aussi, l’inspectrice académique se montre ferme : « Aucune des situations évoquées ne justifie de donner des moyens qu’on n’a pas. » Après le rassemblement, Marie-Hélène Aubry recevra une délégation syndicale afin de prendre connaissance des revendications et de les transmettre au rectorat.
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