Au Puy-en-Velay, un “haka” en hommage aux victimes de violences faites aux femmes

Environ 200 personnes ont participé à un haka symbolique devant la mairie du Puy-en-Velay ce matin dans le cadre de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. / © G.Rivollier / France 3 Auvergne
Environ 200 personnes ont participé à un haka symbolique devant la mairie du Puy-en-Velay ce matin dans le cadre de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. / © G.Rivollier / France 3 Auvergne

Au Puy-en-Velay, environ 200 personnes se sont réunies ce vendredi 22 novembre, pour un « haka » symbolique en hommage aux 137 victimes de féminicide depuis le début de l'année en France, dans le cadre d'une journée nationale de rassemblement contre les violences faites aux femmes.

Par S.B. avec Gérard Rivollier

Devant la mairie du Puy-en-Velay, près de 200 manifestants se sont réunis, pour un "haka" contre les violences sexistes. "Respecte mon corps, respecte mes droits", scandent les manifestants. Sur des banderoles géantes, accrochées sur la façade de la mairie sont inscrits les noms des victimes.

Des violences "inacceptables" et "inadmissibles" , qui révoltent les personnes présentes : " Je suis une femme, ça aurait pu m'arriver, il est tellement facile de tomber sous emprise. Il faut qu'elles sachent qu'elles peuvent avoir de l'aide", affirme une manifestante. En tout, 137 femmes sont mortes depuis le début de l'année en France, sous les coups de leur conjoint ou de leur ex-conjoint. 

Les association réclament plus de moyens

Plusieurs participants ont accroché un brassard rouge sur leurs vêtements : "Ce brassard est le symbole du sang et de la souffrance », explique Anne-Marie Sabatier, membre du CIDFF de la Haute-Loire (Centre d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles). Les manifestantes et manifestants ont également observé une minute de silence pour les victimes.

Derrière les symboles, les associations réclament des moyens, à l'issue d'un Grenelle consacré au sujet : "Vous ne pouvez pas accompagner une femme, lui dire qu'elle peut quitter son domicile, si vous n'avez pas de logement à lui proposer, si vous n'avez pas de psychologue pour l'écouter et écouter les enfants qui ont vu leur mère violentée. L'ensemble du réseau a besoin de moyens", explique  Arlette Arnaud-Landau, présidente du CIDFF Haute-Loire. Lundi 25 novembre, le gouvernement devrait annoncer des mesures pour lutter contre les violences conjugales.

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