Les Républicains : Pécresse évoque un “risque” d'éclatement si Wauquiez gagne

Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse au siège de l'UMP, le 24 juin 2015. / © THOMAS SAMSON / AFP
Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse au siège de l'UMP, le 24 juin 2015. / © THOMAS SAMSON / AFP

La présidente LR de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, estime samedi 2 septembre dans Le Parisien que "le risque" d'un éclatement des Républicains existe si Laurent Wauquiez remporte la présidence du parti.

Par AFP

Alors que M. Wauquiez défend une ligne à droite toute et semble actuellement favori, l'ancienne ministre met en garde contre toute "porosité avec le Front national", qu'elle qualifie de "ligne rouge".

"Nous devons tirer les leçons de nos deux défaites, celles de 2012 et 2017. À chaque fois, on a eu le réflexe de se recroqueviller vers le noyau dur de la droite", explique Mme Pécresse, qui préconise au contraire "d'élargir la droite, de l'oxygéner, d'ouvrir les portes et les fenêtres pour redonner une envie de droite aux Français". "Et sans porosité avec le Front national. C'est la ligne rouge", insiste-t-elle.

"Si la droite met les doigts dans cet engrenage-là, ça ne sera plus ma droite", avertit celle qui s'apprête à lancer le 10 septembre son propre mouvement, Libres!, "pour une droite ferme, sociale et réformatrice".

Interrogée sur un possible éclatement du parti si Laurent Wauquiez remporte le scrutin interne des 10 et 17 décembre, Valérie Pécresse répond que "le risque existe. Pour le conjurer, on doit assumer nos différences et ne pas chercher à les étouffer".

À La Baule, samedi après-midi, à l'Université d'été des Républicains de Loire-Atlantique, Mme Pécresse a tempéré: "Certains ont mal pris mes propos de ce matin. C'est vrai qu'après les défaites, il y a des risques de division, de dislocation."

«Un certain nombre de nos camarades sont partis avec Emmanuel Macron, ils sont partis "En marche"» a-t-elle cité comme exemple, en référence aux "Constructifs" qui soutiennent le chef de l'État.

"Les risques de division existent, et si on ne veut pas davantage de division, il faut que tout le monde se sente bien dans la famille", a insisté l'ancienne ministre.

Elle fixe une mission aux Républicains: "très très vite il faut non pas se recroqueviller sur le noyau dur des militants les plus fidèles mais essayer de repartir à la reconquête du cœur de tous les Français et ramener à nous la société civile, les jeunes, le peuple de France, redonner envie de droite à nos compatriotes."

"On ne leur redonnera pas envie de droite en niant nos différences", a-t-elle martelé.

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