Anémie infectieuse en Haute-Savoie : pas de nouveaux chevaux malades mais la zone de surveillance maintenue

Le centre équestre où a été détectée la contamination. / © Serge Worreth - FTV.
Le centre équestre où a été détectée la contamination. / © Serge Worreth - FTV.

Des analyses ont été effectuées après la découverte d'un cas d'anémie infectieuse sur un cheval en Haute-Savoie. Potentiellement mortelle chez les équidés, la maladie n'a pas contaminé d'autres bêtes selon les derniers résultats mais une zone de surveillance va être maintenue.

Par Yann Gonon

Pas de nouveaux chevaux touchés par l'anémie infectieuse en Haute-Savoie. Un cas avait été détecté dans un centre équestre de Peillonnex fin octobre. Les résultats des analyses sont rassurants mais les déplacements vont rester limités dans le secteur par précaution.
 

Deux chevaux du centre équestre, achetés en Dordogne, auraient été en contact avec le virus responsable de la maladie et l'un avait été testé "positif". Pour éviter toute propagation de la maladie, une zone de surveillance avait été mise en place. Dans un rayon de 3 kilomètres, les mouvements d'équidés sont depuis limités. Dans le même temps, tous les équidés du centre ou ayant séjourné sur place ont été dépistés.

Selon les résultats communiqués ce lundi 18 novembre 2019 par la préfecture de Haute-Savoie, les premiers résultats de dépistage sont "tous revenus négatifs du Laboratoire National de Référence".

Conséquence, "la probabilité d'une dissémination du virus au-delà des sites initialement placés sous arrêté préfectoral portant déclaration d’infection est jugée relativement faible et le rayon de la zone de surveillance est réduit à 500 m". La préfecture précise : "les trois communes de Peillonnex, Saint-Jean-de-Tholome et Faucigny restent cependant concernées pour partie par cette zone de surveillance, laquelle sera maintenue pendant une durée de 90 jours à compter des premiers dépistages qui y seront réalisés à partir du 18 novembre".

En clair, sur les trois communes de Peillonnex, Saint-Jean-de-Tholome et Faucigny, tout mouvement d'équidés reste donc interdit à l'intérieur du périmètre surveillé. Aucune entrée et aucune sortie n'y sont autorisées sauf dérogation exceptionnelle.

Fin octobre, les autorités sanitaires expliquaient que seuls les animaux (chevaux, ânes, mulets) étaient susceptibles de contracter le virus qui ne se transmet pas à l'homme. La contamination entre équidés, "se fait par le sang, par l’intermédiaire de piqûres d’insectes (taons, mouches, moustiques) ou par l’utilisation d’aiguilles ou de matériels médicaux contaminés".

 

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