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Un avion de tourisme atterrit au pied du Mont-Blanc à 4450 m, “une atteinte intolérable à l'environnement”

Le Mont-Blanc - Photo d'illustration / © JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
Le Mont-Blanc - Photo d'illustration / © JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

L'histoire paraît incroyable. Un petit avion de tourisme s'est posé ce mardi 18 juin 2019 au pied du Mont-Blanc. Les passagers avaient quitté l'appareil quand le PGHM est intervenu. "Une atteinte intolérable à l'environnement de haute montagne", s'indigne le maire de Chamonix.

Par Yann Gonon

Un avion de tourisme s'est posé au pied du Mont-Blanc ce mardi 18 juin 2019. Une pratique interdite et dangereuse. Les occupants voulaient apparemment entreprendre l'ascension du toit de l'Europe. 

Les faits se sont produits ce mardi matin et sont relatés par la mairie de Chamonix sur sa page Facebook. C'est bien un "atterrissage sauvage" qu'a entrepris un petit appareil de tourisme.
 

L'avion s'est posé à 4450 mètres d'altitude, sur la pente nord/nord-est du Mont-Blanc entre le mur de la Côte et le Rocher rouge supérieur explique le colonel Stéphane Bozon qui dirige le PGHM de Chamonix. C'est un hélicoptère du PGHM qui effectuait un vol de surveillance du massif qui a repéré l'appareil. Le moteur était coupé et les deux occupants étaient sortis. Crampons aux pieds, équipés de piolets et de cordes, ils avaient déjà commencé à grimper en direction du sommet du Mont-Blanc quand ils ont été repérés.

Un secouriste s'est fait déposer près de l'avion. Les deux occupants sont alors redescendus et une discussion s'est engagée. Le PGHM a vérifié l'identité du pilote et du passager, tous les deux étant de nationalité suisse. Les gendarmes les ont ensuite invités à quitter les lieux.

"Choqué et étonné de cette pratique" le colonel Bozon explique n'avoir jamais vu d'avion se poser à cet endroit avec "quelqu'un qui sort avec cordes, crampons et piolets pour faire un sommet". Les deux contrevenants pourraient être poursuivis pour infraction au code de l'aviation civile et au code de l'environnement.

L'incident est condamné fermement par le maire de Chamonix. Eric Fournier évoque un comportement "proprement inadmissible" qui "constitue une atteinte intolérable à l'environnement de haute montage".
 

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