Chien frappé et menacé avec un nunchaku : son gardien condamné à 100 euros d'amende en Haute-Savoie

Le tribunal de police de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) a condamné à 100 euros d'amende un homme reconnu coupable de maltraitance sur un chien. L'animal avait été frappé et menacé avec un nunchaku. Une association de protection des animaux s'était portée partie civile.

Jeepsy a trouvé une nouvelle famille d'adoption
Jeepsy a trouvé une nouvelle famille d'adoption © Police nationale 74.
L'affaire avait fait grand bruit en Haute-Savoie lorsqu'une association de protection animale avait décidé de se constituer partie civile. L'homme qui avait la garde du chien Jeepsy et qui le matraitait a été condamné par le tribunal de police de Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie.

C'est l'histoire de Jeepsy, un border-collie âgé de 4 ans, qui avait fugué et qui avait provoqué la très grosse colère de son gardien. Ce dernier l'avait insulté, battu et même menacé avec un nunchaku, devant un enquêteur de l'association Animaux-Secours, comme nous le relations dans un précédent article. Particulièrement choqué, celui-ci était revenu le lendemain avec un collègue et avec la police d'Annemasse et s'était fait remettre l'animal.

La police d'Annemasse avait relaté cette intervention sur son compte twitter.
 
Jeepsy avait été remis par précaution au "Refuge de l'Espoir" à Arthaz. L'association de protection animale avait annoncé qu'elle porterait plainte et se constituerait partie civile.

L'audience a eu lieu le 29 avril dernier devant le tribunal de police de Thonon-les-Bains. L'homme qui avait la charge de la garde du chien était poursuivi pour violences sur animal. Il n'était pas présent au tribunal ce jour-là. La justice l'a condamné à 100 euros d'amende. Il devrait également verser 300 euros de dommages et intérêts à l'association ainsi que 300 euros au titre des frais de justice.

Une victoire pour l'association, même si l'amende semble "dérisoire" reconnaît Alain Torrano, directeur du "Refuge de l'Espoir". "Oui à chaque fois qu'une de nos enquêtes avec un dépôt de plainte de notre part ne sera pas classé sans suite par un procureur et arrivera à la barre du Tribunal alors notre association Animaux-Secours se portera systématiquement partie civile et engagera sans aucun état d'âme des poursuites devant un juge, un procureur et la partie adverse contre TOUS les auteurs de maltraitances envers des animaux quels qu'ils soient" écrit-il dans un post publié sur la page facebook de l'association.

Jeepsy de son côté se porte bien. Il a finalement été retiré définitivement à son propriétaire et a pu être adopté par une nouvelle famille.


 
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