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Haute-Savoie : deux mois après la disparition d'un kayakiste dans le Chéran, l'impossible deuil de la famille

Les recherches dans le Chéran n'ont jamais cessé depuis la disparition des deux kayakistes en Haute-Savoie. / © Colette LANIER / MAXPPP
Les recherches dans le Chéran n'ont jamais cessé depuis la disparition des deux kayakistes en Haute-Savoie. / © Colette LANIER / MAXPPP

Lundi 22 avril, deux kayakistes disparaissaient dans le Chéran (Haute-Savoie) suite à un accident. Seul le corps de l'une des deux victimes a été repêché. Pour leur famille, l'attente est longue et le deuil impossible.

Par M.D.

Jimmy Hennebert, 53 ans, est porté disparu depuis bientôt deux mois après une sortie en kayak dans les eaux du Chéran, en Haute-Savoie. Il était parti sur son embarcation bi-place lundi 22 avril avec son beau-frère de 44 ans, David Arellano, avant qu'un accident survienne. Un premier corps est retrouvé deux jours après le chavirement, celui du quadragénaire, mais la dépouille de Jimmy Hennebert reste toujours prisonnière des eaux.

Pour la famille, l'attente devient insoutenable. D'autant qu'un corps a été localisé dans le Chéran par les secours le 5 juin près d'Héry-sur-Alby, mais toujours pas repêché. Encore "non identifié", il est impossible d'assurer qu'il s'agisse de celui du kayakiste, indique-t-on à la gendarmerie. Le courant étant trop fort depuis une dizaine de jours, aucune opération n'a encore permis de récupérer la dépouille.
 

"Le plus difficile, c'est que nous n'avons pas de perspective d'évolution, déplore Brigitte Arellano, soeur de la victime et ex-épouse de Jimmy Hennebert. Je veux obliger les pouvoirs publics à mettre les moyens nécessaires pour extraire le corps du père de mon fils dans le Chéran."

 

Vers de nouvelles opérations ?


Les plongeurs de la brigade nautique d'Aix-les-Bains interviennent régulièrement sur la zone où gît le corps, mais les conditions météo les empêchent systématiquement d'y parvenir depuis une dizaine de jours. Alors Brigitte Arellano plaide pour que des moyens supplémentaires soient déployés. Et pour y parvenir, elle a alerté la presse et la député haute-savoyarde (LREM) Frédérique Lardet.

"Je n'ai aucune animosité envers les gendarmes et les secours, je pense qu'il font tout ce qui est en leur pouvoir, mais il faut alerter l'administration pour remobiliser des forces", poursuit-elle. Et ses efforts commencent à porter ses fruits : une réunion d'expertise va avoir lieu lundi 24 juin pour décider de la suite des opérations, a-t-elle appris auprès des enquêteurs.

Impossible encore de dire quels moyens seront mis en place et s'ils permettront de repêcher le corps du défunt. Mais pour la famille, cet horizon représente un maigre espoir pour pouvoir enfin faire son deuil.

 

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