Haute-Savoie : Latifa Ibn Ziaten à la rencontre de collégiens pour promouvoir le "vivre ensemble"

Le 11 mars 2012, Imad Ibn Ziaten était l'une des premières victimes de Mohamed Merah à Toulouse. Depuis, sa mère Latifa va à la rencontre des jeunes. Ce mercredi 13 novembre, elle était avec les élèves de 3ème du collège Jacques Prévert à Gaillard en Haute-Savoie.
Latifa Ibn Ziaten a rencontré les élèves du collège Jacques Prévert à Gaillard en Haute-Savoie.
Latifa Ibn Ziaten a rencontré les élèves du collège Jacques Prévert à Gaillard en Haute-Savoie. © F3 Alpes
Latifa Ibn Ziaten sillonne la France depuis la mort de son fils, Imad Ibn Ziaten, premier militaire assassiné par Mohammed Merah le 11 mars 2012 à Toulouse. Quelques semaines après les tragiques événements de mars 2012, Latifa Ibn Ziaten décide de créer une association pour venir en aide aux jeunes en difficulté : IMAD pour la jeunesse et la paix.

Depuis cette date, elle se déplace de ville en ville pour rencontrer les jeunes et échanger avec eux. Toutes les questions ont le droit d’être posées, à condition d’être respectueux. Ce mercredi 13 novembre, Latifa Ibn Ziaten a rencontré les élèves du collège Jacques Prévert à Gaillard, en Haute-Savoie, classé dans le réseau d’éducation prioritaire.
 

"Je trouve son combat admirable"


Et cette rencontre a été un franc succès. Suite à la projection du documentaire Latifa, le cœur au combat, les élèves du collège ont pu échanger avec Latifa Ibn Ziaten sur toutes les thématiques qu’ils souhaitaient. Les questions ont beaucoup tourné autour de Mohammed Merah, de la radicalisation et de la reconstruction d’une mère suite à la perte de son fils dans de telles conditions. Il a aussi été question de laïcité.

"Son parcours est inspirant" confie Sakina, élève en troisième au collège Prévert. "Je trouve ça admirable de faire vivre la mémoire de son fils même si il est mort et de continuer à transmettre les valeurs à d’autres personnes dans les collèges" poursuit Joseph. "Elle dit beaucoup de choses très inspirantes par rapport aux jeunes" conclue  une élève, très émue par cet échange.

Une heure trente de questions réponses, clôturés par une minute de silence, quatre ans après les attentats du 13 novembre à Paris.
 

Message d’espoir


Avant tout maman comme elle tient à le rappeler, Latifa Ibn Ziaten milite corps et âme pour le "vivre ensemble." Ce combat, elle essaie de le transmettre à tous les jeunes qu’elle rencontre.

"Les gens ont peur de l’autre. Quand on sépare les gens, c’est normal que ça fasse peur. On voit une femme voilée on la connait pas on a tout de suite peur, on voit un homme barbu on le connait pas on a peur, avance Latifa Ibn Ziaten. Mais si on habite côte à côte, si on se connait, on n’aura pas ce problème. La peur, ça créé que de la haine et que du rejet de l’autre."

Celle qui ne se considère pas comme un modèle croit dur comme fer en cette jeunesse. "C’est l’avenir. Il suffit simplement de leur donner un peu d’espoir" conclut Latifa Ibn Ziaten, déjà repartie sur la route à la rencontre d’autres jeunes.
 
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