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Inquiétude des frontaliers après le vote suisse contre “l'immigration de masse”

L'UDC, parti populiste, a gagné, ce dimanche 9 février, le référendum qui demandait la "fin de l'immigration de masse" en Suisse. Le gouvernement va déposer, d'ici à l'automne, au parlement un projet de loi reprenant les principales dispositions du texte. 150.000 frontaliers français sont concernés.

Par Philippe Perrot

Reportage. Les électeurs Suisses se sont prononcés en faveur de la réintroduction de quotas d'immigrés pour les citoyens de l'Union européenne. Un vote qui remet donc en cause l'accord sur la libre circulation des personnes, conclu avec l'Union Européenne. On estime à 1 million 800 mille le nombre d'étrangers établis en Suisse. Mais les frontaliers, dont près de 150.000 sont français, sont aussi concernés par cette décision. Certains ne cachent pas leur inquiétude, tout comme les milieux économiques (patronat et syndicats) qui avaient appelé à voter contre ce texte. 

Réaction votation Suisse sur l'immigration
Intervenants : Céline Amaudruz présidente UDC, Genève, Nicolas Brunswick chef d'entreprise, Michel Charrat président du Groupement frontalier européen


Les frontaliers doivent-ils s'inquiéter? 


La Commission européenne a rapidement "regretté" la décision des Suisses et a prévenu qu'elle "examinera les implications de cette initiative sur l'ensemble des relations entre l'UE et la Suisse".

Le ministre français aux Affaires européennes, le Savoyard Thierry Repentin qui connaît bien la situation des frontaliers, a déclaré que les nombreux Français travaillant en Suisse n'avaient pas à s'inquiéter des répercussions dans l'immédiat du vote suisse pour une limitation de l'immigration.

Le gouvernement helvétique a trois ans pour mettre en place sa nouvelle politique migratoire.

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