Un incident nucléaire sur le chantier du CEA à Grenoble

Le CEA à Grenoble.
Le CEA à Grenoble.

L'incident s'est produit le 23 août dernier sur le chantier du CEA. Dans le cadre d'une opération de tri de déchets radioactifs, un opérateur aurait été soumis à un rayonnement inhabituel. D'après les résultats publiés le 3 septembre, l'employé n'aurait souffert d'aucune contamination. 

Par France 3 Alpes avec l'AFP

L'opération était destinée à séparer les déchets de déconstruction par tamisage, pour les conditionner et les évacuer vers une filière de gestion. Un chantier assuré par un prestataire (la société Alfadir, spécialisée dans les chantiers nucléaires) dans un laboratoire en cours d'assainissement du CEA (Commissariat à l'Energie Atomique) de Grenoble. 

Lors de ce démantèlement, l'un des opérateurs aurait été potentiellement exposé à une dose de rayonnement inhabituelle. Son dosimètre aurait déclenché une sorte d'alarme mais l'employé ne l'aurait pas entendues avec le bruit du chantier.

envoyée à l'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire) pour vérification. Le dosimètre est un instrument de mesure destiné à mesurer la dose radioactive (ou l'équivalent de dose) reçue par une personne exposée à un rayonnement ionisant, dans le cadre de son activité professionnelle, d'un accident ou d'une radiothérapie. 

Un incident classé 2 sur l'échelle de l'INES


Dans un communiqué, le CEA précise que les contrôles radiologiques effectués par le CEA sur l'employé n’ont pas révélé de contamination. Après examen du dosimètre, l’employeur du salarié concerné aurait été informé par l’IRSN de ce dépassement d’une des limites annuelles réglementaires. Les résultats, toujours d'après le communiqué, auraient été communiqués par l’IRSN le 3 septembre, conformément à la réglementation, au médecin du travail du prestataire.

L'incident a été déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire avec une proposition de classement au niveau 2 de l’échelle de classement INES (Echelle Internationale des événements nucléaires de 0 à 7). En 2012, en France, 149 événements ont été classés au niveau 1 de l'échelle Ines et seulement 4 événements au niveau 2, selon le rapport annuel de l'ASN.

Le CEA a enfin précisé que le risque pour la santé de l’employé concerné avait été évalué comme faible, voire inexistant. L'employé "a suivi des examens médicaux pour s'assurer qu'il n'avait pas inhalé de produits radioactifs. Sur ce point-là nous avons été rassurés", a expliqué Didier Bordet, le directeur du CEA Grenoble. 

"C'était une opération de tri de déchets très faiblement radioactifs par tamisage", a-t-il ajouté, les opérateurs étaient munis de "tenues de protection complètes" et de masques pour protéger leurs voies respiratoires.

Le CEA de Grenoble, désormais spécialisé dans la micro et nanoélectronique et les technologies pour la santé et les énergies renouvelables, a achevé récemment le démantèlement de six installations nucléaires, notamment trois réacteurs nucléaires expérimentaux.

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