Aix-les-Bains (73) : Non au gaz de schiste !

Une manifestation contre le gaz de schiste a réuni ce 22 septembre plus d'un millier de personnes à Aix-les-Bains

Par Jean-Christophe Pain

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Aix-les-Bains : non au gaz de schiste !

Plus d'un millier de personnes s'est rassemblé aujourd'hui à Aix-les-Bains pour demander que tous les permis d'exploitation du gaz de schiste soient refusés. Les récentes déclarations du gouvernement n'ont pas suffi à les rassurer.

Plus d'un millier de personnes s'est réuni ce 22 septembre à Aix-les-bains pour dire non au gaz de schiste. Les manifestants ne sont pas convaincus par les récentes déclarations gouvernementales. Selon eux, des permis déja accordés vont recourir à la fracturation hydraulique.

François Hollande, puis sa Ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, ont affirmé rejeter les demandes de permis d'exploitation de gaz de schiste. Pour l'heure, 7 demandes sont concernées, dont 2 dans notre région. Lyon-Annecy, et Montfalcon (Isère).

En vidéo notre reportage à Aix-les-Bains

Mais pour le collectif d'opposition, deux demandes, Gex-Sud et Blyes, seraient toujours recevables. Les groupes pétroliers assurent qu’ils seront en conformité avec la loi française et sonderont le potentiel du sous-sol avec des méthodes “classiques”.

Selon le collectif isérois “Stop au gaz de schiste” : "Les demandes de permis de notre secteur qui ont été rejetées étaient déjà considérées comme non recevables sur le terrain. Pour celui de Lyon-Annecy, le recours à la fracturation hydraulique était clairement explicité par le pétrolier, donc contraire à la loi française et voué à être annulé."

Voir ici les infos de "Stop gaz de schiste!"

Greenpeace, et d'autres militants anti-gaz de schiste, demandent quel sera le sort des permis déja accordés. Par exemple, dans notre région, les permis de recherche de Gex et Moussières.

Selon le collectif Ile-de-France, il resterait au total en France une trentaine de demandes et une soixantaine de permis déja accordés.

La Ministre de l'Ecologie a précisé : "S'il apparait (...) qu'il s'agit de gaz de schiste, ils subiront le même destin (...) si ce sont des permis délivrés, ils seront abrogés."

Total et les pétroliers ne sont bien sûr pas d'accord. Laurence Parisot, présidente du Medef, considère le gaz de schiste comme une énergie pas chère et une source d'emploi. "La gestion du risque, ça fait partie du projet industriel" dit-elle.

Le gaz de schiste est un gaz naturel, emprisonné dans de la roche quasi imperméable et située très en profondeur (entre 1 000 et 4 000 mètres). La “fracturation hydraulique”. Elle consiste à injecter en sous-sol de l’eau sous pression, mélangée à du sable et des composés chimiques, pour faire éclater la roche et libérer le gaz. Cette méthode très contestée est interdite en France par la loi du 13 juillet 2011.

On se souvient d'ailleurs que les députés socialistes voulaient, à l'époque, interdire TOUTE technique d'exploitation du gaz de schiste.

La France serait l'un des plus gros gisements d'Europe.

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