Blocage à la Prison de St Quentin Fallavier

Tôt ce matin , les surveillants du centre pénitentiaire de St Quentin Fallavier en Isère ont manifesté.

Par France 3 Alpes avec AFP.

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Colère à la prison de St Quentin Fallavier.

Invité du Journal des Alpes ce 1er septembre 2012, Alain Chevallier de l'UFAP/UNSA- justice, explique les raisons de la colère des personnels du centre pénitentiaire de Saint Quentin Fallavier en Isère , ils manifestaient ce 1er sept au petit matin devant la prison.

Dès 5 heures du matin, ils étaient près de 60 salariés du centre pénitentiaire de St Quentin Fallavier en Isère., ce samedi 1er septembre, à manifester leur ras-le-bol contre les conditions de travail et le manque d'effectifs .


 Ces surveillants de prison, personnels administratifs et techniques se sont rassemblés avant 07H00 du matin et ont quitté les lieux peu avant 10H00, sans incident, après avoir brûlé des palettes sur le parking du centre pénitentiaire, mais en nettoyant tout ensuite, a-t-on précisé à la gendarmerie.


 Selon Alain Chevallier, Secrétaire Général-adjoint UFAP/UNSA-Justice, majoritaire dans l'établissement et au niveau national dans l'administration pénitentiaire, ces salariés "craquent et sont épuisés".


 Ils portent sous le bras de nombreuses revendications : "sur la sécurité car il y a beaucoup de règlements de compte et des agressions fréquentes, des humiliations aussi avec des détenus qui jettent de l'urine sur les surveillants par exemple", a relaté M. Chevallier.


 Ce syndicat dénonce aussi un "manque de personnel extrêmement important. Il y a des départs pas remplacés, des gens qui partent en mutation et remplacés seulement 8 mois après, ce qui occasionne des surcharges de travail énorme".


 "On demande du personnel et un respect des limites fixées par la réglementation sur les rythmes de travail", a ajouté le représentant.
 M. Chevallier a ainsi expliqué que ces salariés n'ont "pas le droit de faire plus de 108 heures supplémentaires par trimestre", or "on a des agents qui en sont à 180 heures supplémentaires".
 L'AFP n'avait pas réussi à joindre la direction de l'établissement samedi matin.

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