Drôme: Une ardéchoise victime d'un bike jaking

Une Ardéchoise, qui sortait de son lieu de travail a été victime, lundi 30 juillet en fin de journée, d'un bike jacking

Par Isabelle Gonzalez

L'agression a eu lieu à Valence, la conductrice une femme de 37 ans, venait de quitter son travail. Alors qu’elle était sur sa moto, elle a été encadrée deux scooters sur les quels se trouvaient trois hommes.

Ils l’ont alors faite tomber de son deux roues, puis l'ont plaquer au sol avant de la frapper. Le passager d’un des scooters est monté sur la moto puis le trio a pris la fuite.

Cette technique porte un nom: le bike jaking.

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LE BIKE JACKING
Traumatisant, le bike jacking est la technique de vol la plus violente et la plus redoutée des motards. Le bike jacking est le plus souvent pratiqué à un feu rouge, et les voleurs s’en prennent directement aux motards sur leur machine. Ils n’hésitent pas à agresser violemment le conducteur pour profiter d’un effet de surprise.

Le bike jacking demeure aujourd’hui une technique assez peu utilisée par les voleurs. En particulier parce que, de l’aveu même de certains malfaiteurs, cette pratique comporte de nombreux risques que l’on ne peut pas forcément maîtriser au moment de l’agression. De fait, il est employé presqu'exclusivement lorsque les voleurs recherchent à dérober un modèle bien particulier.

LE HOME JACKING
Le home jacking est avec le bike jacking une forme de vol apparue récemment et dont la percée correspond aux moyens technologiques déployés par les constructeurs pour protéger leurs véhicules contre le vol. Le home jacking consiste à s’introduire dans un domicile privé pour dérober les clés du véhicule convoité. Ainsi, plus besoin de s’évertuer à forcer le codage d’une clé moderne. Mais là encore, le home jacking comporte sa dose de risques. Déjà du point de vue pénal, car il constitue un délit plus grave qu’un simple vol.

Le home jacking nécessite ainsi un repérage et une prise de risques dont les voleurs se passent volontiers, d’autant que les motards commencent à prendre des précautions et à attacher leur moto même dans leur garage.

LE VOL OPPORTUNISTE
Il faut reconnaître que les motards sont en partie responsables du vol de leur véhicule. Si de moins en moins d’entre eux garent leur engin sans antivol dans la rue, très peu attachent systématiquement celui-ci à un point fixe. Or, un antivol entravant une roue ou un kit chaîne offre aux voleurs une bien maigre résistance. Toutes les techniques sont en effet bonnes pour s’emparer d’une moto simplement entravée par un antivol : bombe cryogénique, disqueuse ou embarquement de la moto dans une camionnette maquillée en véhicule de dépannage.

Toujours opportunistes, les voleurs ne s’embarrassent que rarement du problème des clés codées dont sont équipées toutes les motos modernes, car leur but est rarement de rouler avec les motos dérobées. Le vol dans la rue est ainsi le plus répandu en la matière, car il associe facilité, rapidité et risque réduit.

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