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Evènement: Réouverture du TNP de Villeurbanne

© France3 Lyon
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Après quatre ans de travaux, le Théâtre National Populaire rouvre à Villeurbanne

Par Isabelle Gonzalez

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HISTORIQUE DES TRAVAUX DU TNP

Le Théâtre National Populaire (TNP) de Villeurbanne, scène mythique qui fut dirigée par Roger Planchon et Patrice Chéreau, rouvre ses portes cette fin de semaine, après quatre années de travaux et avec la même ambition culturelle qu'aux origines, celle d'un "tout pour tous".

 "Ruy Blas" de Victor Hugo en ouverture en présence du ministre de la Culture Frédéric
Mitterand, soirée-concert gratuite dimanche, émissions radio et télé, expositions et débats sont au menu de ce long week-end festif, qui commémore les 91 ans du TNP.

Retour arrière

C'est le 11 novembre 1920 que le metteur en scène Firmin Gémier inaugurait au
Palais du Trocadéro à Paris le TNP, qu'il concevait comme un service public. L'Etat l'a transféré en 1972 à Villeurbanne au nom de la décentralisation culturelle.
Son bâtiment imposant des années 1930, face à l'hôtel de ville, n'avait pas été
rénové depuis. Le chantier coûtera 32,8 millions d'euros, financés par la commune,
l'Etat, la région Rhône-Alpes et la communauté urbaine de Lyon.
Le cabinet d'architecture Fabre/Speller, qui a rénové le Théâtre du Rond-Point
à Paris et une vingtaine d'autres grandes salles, s'y est attelé, en recherchant
"un équilibre entre le patrimoine et l'outil de travail", selon Xavier Fabre.
Pour le directeur du TNP, le metteur en scène Christian Schiaretti, le pari d'"associer la démocratie à l'élégance" est gagné.  L'édifice, qui a conservé sa structure originelle, s'est ouvert sur ses quatre faces par de larges baies vitrées, pour mieux "traverser l'espace urbain". Les espaces d'accueil ont retrouvé un sol carrelé, des boiseries et des teintes rouge,jaune, brune et grise.


La grande salle Roger-Planchon, du nom de celui qui dirigea le TNP durant trente ans, se singularise toujours par ses gradins formant une coquille Saint-Jacques, creusée en son centre, ce qui assure une visibilité égale aux près de 700 spectateurs. Les allées coupant les rangées ont même été supprimées. La cage de scène a été agrandie, avec un plateau de 300 m2.
Un nouveau "petit théâtre" de 250 places a ouvert dès l'automne 2009 à l'arrière
du TNP. L'ensemble comprend quatre salles de répétition, dont trois pouvant accueillir du public. "Il faut des acteurs dans les théâtres!", tonne Christian Schiaretti, qui a grossi
les effectifs, avec une troupe permanente de 12 comédiens et au total une vingtaine
de collaborateurs réguliers. Il entend faire du TNP avant tout "un lieu d'élaboration
et de fabrication, et non seulement d'accueil" d'artistes de passage.
A l'unisson, le maire (PS) de Villeurbanne, Jean-Paul Bret, réaffirme le message
de 1972: "Le public doit être aussi bien servi qu'à Paris". Et pour un tarif modique,
de 13 à 23 euros la place.
La pièce qui inaugure le grand théâtre, le drame romantique "Ruy Blas", met "Hugo
en bannière" du nouveau TNP pour "son projet politique et humaniste", selon Schiaretti qui en signe la mise en scène.
Répertoire et créations seront au programme de la saison, qui verra aussi Patrice
Chéreau dans la salle qu'il a dirigée avec "La nuit juste avant les forêts" de Koltès, ou le Berliner Ensemble avec "Richard II" de Shakespeare.  La nouvelle page de l'histoire du TNP pourrait s'écrire sans Christian Schiaretti, aux commandes depuis 2002, qui a annoncé préparer sa succession, soucieux d'une bonne "prise en main d'un tel outil public".

>>>  Ci-contre le reportage de Myriam Figureau sur l'histoire de ces "grands" travaux

>>> Ci-contre 26 minutes avec Christian Schiaretti, le directeur du lieu, et dans les coulisses de ce nouveau TNP présenté par Silvie Boschiero

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