Grenoble : la réaction de Guy Chanal

Visé par une enquête préliminaire pour harcèlement moral, le directeur d'Alpexpo refuse toute interview mais communique.

Par France 3 Alpes avec l'AFP

video title

video title

Grenoble : Affaire de harcèlement morale

Le directeur d'Alpexpo, Guy Chanal est visé par une enquête prélimininaire ouverte à la suite d'un procès verbal de l'inspection du travail. Des anciens salariés l'accusent de harcèlement moral.

Le directeur d'Alpexpo, Guy Chanal, qui gère le parc événementiel de Grenoble,
est visé par une enquête préliminaire pour harcèlement moral ouverte par le parquet
à la suite d'un procès-verbal de l'inspection du travail.

Dans un communiqué envoyé à toutes les rédactions, Guy Chanal s'exprime ainsi : "Toute ma vie, y compris sur le plan professionnel, est guidée par des valeurs simples : vérité, engagement, attachement à mes racines géographiques, sens des responsabilités.

Je n’accepterai pas que le vent de l’imaginaire puisse emporter ces valeurs.  Je demande donc à chacun de penser d’abord à Grenoble au-delà des idéologies ou des plans de carrières. La vérité des faits sera toujours le seul débat qui m’intéresse, pour Alpexpo, pour moi comme pour tous les autres sujets éventuels. »

De leur côté le secrétaire général d'Alpexpo Alexis Masset et son adjointe Leïla Desgeorges-Zerual se fendent également d'un communiqué pour dénoncer "une polémique indigne parce qu’elle maltraite l’honneur d’un grand professionnel qui a mis toute sa passion dans sa mission au sein d’Alpexpo ...  Il a donné du souffle à toute une équipe sachant promouvoir, valorisé et augmenter les salariés."

Le rappel des faits

Nommé directeur du palais des sports de Grenoble en mai 1990, M. Chanal, 61 ans, dirige Alpexpo depuis janvier 2009. Cette société d'économie mixte, dont la ville de Grenoble est l'actionnaire principal (35%), gère une salle de spectacles et un centre d'exposition et de congrès. Elle organise aussi de nombreuses foires et des salons.

Dans un procès verbal de 25 pages datant de mars dernier, consulté par notre équipe,
l'inspection du travail dénonce "un système de management du personnel utilisant
la déstabilisation, la brutalité orale, l'humiliation, la mise en situation d'infériorité,
l'appel à la délation".
"A cela s'ajoute une charge de travail accrue, en raison de la drastique diminution de l'effectif, de nature à provoquer des situations d'épuisement".

Treize des cinquante quatre employés d'Alpexpo ont quitté la société dans les
18 mois qui ont suivi l'arrivée de M. Chanal.

L'inspection du travail fait aussi état "d'une dégradation indéniable de la santé
d'une part importante de l'effectif (...) attestée par le médecin du travail".


Le procès-verbal cite des cas de dépression, d'employés privés de leur bureau ou d'une partie de leurs responsabilités et d'autres travaillant jusqu'à 27 jours sans repos. Selon l'inspection du travail, les faits relevés sont passibles d'un an de prison et d'une amende de 3.750 euros.


La mairie (PS) de Grenoble n'a pas souhaité faire de commentaire car "une enquête est en cours", a indiqué un porte-parole.

Sur le même sujet

Les + Lus