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Il refuse de licencier un salarié nigérien

Un chef d'entreprise grenoblois vient de déposer un recours auprès du Ministère de l'Intérieur et de l'Immigration.

Par Régions

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Licencié parce qu'il est étranger ?

La circulaire Guéant fait une nouvelle fois des vagues. Ce texte datant de mai 2011 est destiné à limiter l'immigration professionnelle. Mais il contraint aujourd'hui un chef d'entreprise grenoblois à licencier un ingénieur nigérien fraîchement embauché.

Il se bat pour pouvoir garder un de ses cadres, un ressortissant nigérien de 27 ans. L'administration l'oblige à licencier son employé, parce qu'il est étranger. Xavier Fabre s'y refuse. Ce chef d'entreprise spécialisée dans le montage de financements européens a donc déposé un recours auprés du ministère de l'Intérieur et de l'Immigration.

Au coeur du bras de fer, la circulaire Guéant de mai 2011, visant à limiter l'immigration professionnelle. La Direccte, la direction régionale des entreprises a refusé l'embauche de Youssoufa, jeune cadre d'origine nigérienne, aprés quatre mois de silence. Elle reproche au chef d'entreprise de n'avoir pas privilégié les candidatures locales pour ce poste.

Pourtant, selon le patron de Vitamib, le nigérien "était, de loin, le meilleur candidat pour ce poste". Il considère cette situation comme "injuste et abjecte".

Dans le combat qui se dessine avec l'administration, Xavier Fabre vient de recevoir le soutien du député-maire de Grenoble et du Médef local. Il encourt officiellement 5 ans de prison et 15.000 euros d'amende.

Cette nouvelle affaire de licenciement d'étranger survient 5 mois seulement après celle de l'ingénieur libanais d'Air Liquide, à Sassenage, toujours en Isère. Dans les deux cas, c'est un cadre, hautement diplômé, qui subit la fameuse circulaire Guéant.

L'administration iséroise ferait-elle du zèle ? Fin 2011, le Ministre avait en effet évoqué, face à la fronde de l'enseignement supérieur, un "malentendu" et des "excès de zèle". Depuis, il a même assoupli la dite circulaire. Mais le problème perdure.

Chez Air Liquide, finalement, la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) de Rhône-Alpes était revenue sur sa décision. Une autorisation de travail temporaire avait donc été délivrée à Amro Al Khatib après négociation entre l'entreprise et l'administration.

Le jeune ingénieur, qui avait reçu le soutien de la direction d'Air Liquide et des différents syndicats, sera de nouveau embauché par Air Liquide qui avait dû le licencier après le refus de la Direccte de lui octroyer une autorisation de travail.

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