Le mémorial de la catastrophe du 5-7 profané

Publié le Mis à jour le
Écrit par Dolores MAZZOLA

Emotion et colère à Saint-Laurent-du-Pont. L'association des parents des victimes a porté plainte.

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St-Laurent-du-Pont (38) : Mémorial du 5/7 profané

La flamme en bronze qui ornait le mémorial du 5/7 a été volée. Elle rendait hommage aux 146 victimes du terrible incendie de la discothèque dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1970. Les familles des victimes et le maire de la commune ont porté plainte.

Le mémorial a été élevé en mémoire des 146 victimes disparues le 1er novembre 1970 dans l'incendie meurtrier du 5-7, une discothèque de St-Laurent-du-Pont. Le jour de la Toussaint, lors de la cérémonie du souvenir, les parents des victimes ont eu la douleur de constater que le mémorial avait été profané: la flamme en bronze du monument a disparu.

Ci-contre le reportage de D.Despin & M.Lasbarrères -

Edition 19/20 Rhône-Alpes - 02/11/11


Le 1er novembre 1970, un incendie a ravagé un dancing de Saint-Laurent-du-Pont, le "5-7". Les 146 personnes qui ont péri dans le brasier étaient pour la plupart des jeunes âgés de 15 à 25 ans.

Rappels - Ouvert au printemps 1970, le 5-7 était un dancing en vogue et très fréquenté. Le samedi, on venait de loin pour se déhancher dans ce hangar aménagé, aux décors en polystyrène. Lorsque l'incendie a éclaté, les danseurs ont tenté de fuir par l'entrée. La panique les a empêché de faire fonctionner les tourniquets, qui sont restés bloqués. Les issues de secours avaient été verrouillées par crainte des resquilleurs. Lorsque quelques jeunes sont parvenus à enfoncer une des portes, un appel d'air a provoqué l'embrasement de la discothèque. Les experts ne sont jamais réellement parvenus à déterminer l'origine précise du sinistre. Les causes de l'incendie étaient nombreuses : système de chauffage était précaire, le polyuréthane utilisé pour les décors avait favorisé la propagation de l'incendie et dégagé des gaz extrêmement toxiques. Enfin, les danseurs portaient en grande majorité des vêtements synthétiques.

En 1972, un procès a lieu. Sur le banc des accusés, le maire de Saint-Laurent-du-Pont, le gérant rescapé (les deux autres ayant péri dans l'incendie) et les installateurs du système de chauffage de la discothèque. Ils étaient poursuivis pour blessures et homicides involontaires. Tous furent condamnés à des peines de prison assortis de sursis.

Pour voir ou revoir la série de 2008 signée Patrice Morel et Jean-Pierre Vincendet : un clic ICI.

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