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Les restos du coeur: victime de leur succès

© France3 RA
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Dans notre région les demandes ne cessent d'augmente, les dons, eux, affluent de manière variable

Par Isabelle Gonzalez

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Eve Dechandol Présidente des Restos du Coeur de la

Les Restos du Coeur auront besoin d'au moins cinq millions d'euros de plus, en 2011-2012, au plan national .

Dans notre région certains départements, comme le rhône, enregistre une hausse des dons et des demandeurs, d'autres, en revanche, notent une hausse de la demande et une chute des dons, dans la drôme par exemple.

Les inscriptions ont été ouvertes début novembre dans le Rhône où environ 28000 personnes sont aidées chaque année. Cette année l'augmentation des demandes se situe autour de 2,25%, en revanche, les Rhône-alpins restent de généreux donateurs. En cette fin d'année la hausse des dons est sensible. Chaque département gère les dons qu'il reçoit, ils sont employés au règlement des frais de fonctionnement (150000 euros dans le Rhône) et, s'ils s'avèrent insuffisants, la structure nationale peut être sollicitée pour une aide ponctuelle. Aujourd'hui, dans le Rhône, la inquiétude des responsables des restos du coeur est le manque de denrées à distribuer car l'association atteindra très vite la limite de ses stocks.

Un cri lancé après la visite de Nicolas Sarkozy

Les personnes qui ont besoin des Restos du Coeur ou de l'aide d'autres associations humanitaires pour se nourrir et vivre correctement sont de plus en plus nombreuses et cette tendance semble s'installer.
Après une hausse de 25% du nombre de personnes accueillies sur les trois dernières
années, les restos du coeur enregistrent  de 5 à 8% de personnes supplémentaires
depuis le début de la campagne 2011-2012, avec parfois, dans certains départements, des pics pouvant atteindre jusqu'à 15%.
"Aux Restos du Coeur, un repas coûte environ un euro. L'an dernier, on a servi 109 millions de repas à 860.000 bénéficiaires. Si on devait constater 5% de personnes en plus durant toute la durée de la campagne, soit l'hypothèse basse, cela représenterait cinq millions d'euros de besoins en plus", a estimé le dirigeant de l'association fondée en 1985 par Coluche, Olivier Berthe.
"Face à ces besoins croissants, les financements stagnent", s'inquiète M. Berthe,
qui en appelle à "la générosité nationale, publique et privée, pour nous aider
à compenser".

Le Programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD), qui permet de financer l'aide
alimentaire de 18 millions d'Européens pauvres dans 19 des 27 Etats membres, a
certes été sauvé in extremis il y a quelques semaines, pour encore deux années, mais cette aide européenne reste au même niveau qu'il y a deux ou trois ans. "Conclusion: on doit faire plus avec moins", regrette-t-il, en rappelant que les Restos du Coeur (aide alimentaire, actions d'insertion), qui mobilisent cette année 60.000 bénévoles, sont financés pour un tiers par des financements publics et aux deux tiers par des apports privés (dons, legs, revenus générés par les Enfoirés). Cet appel de détresse intervient quelques jours après la visite au centre logistique des Restos du coeur à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) du président Nicolas Sarkozy, qui a salué le "travail exceptionnel" de l'association.
"A quelques jours de Noël, Nicolas Sarkozy avait jugé opportun de se rendre dans
un centre des Restos du coeur, pour marquer sa compassion", constate le président de l'association qui tire ensuite, dans un communiqué, la sonnette d'alarme ; " Toutes les associations engagées dans la lutte contre la pauvreté dressent le même constat".

>>> Reportage dans une antenne lyonnaise

>>> Le point dans la Drôme avec la présidente des restos du coeur de la Drôme

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