Michel Neyret entendu par le juge d'instruction

L'ex numéro 2 de la Police Judiciaire lyonnaise a été auditionné, il reste en prison

Par Isabelle Gonzalez

L’ex-numéro 2 de la PJ lyonnaise Michel Neyret, mis en examen et écroué notamment pour corruption,a été entendu au tribunal de grande instance de Paris par le juge d’instruction en charge de l’affaire.Cette première audition conduite par le juge Gachon a duré plus de trois heures. Michel Neyret a été mis en examen le 3 octobredernier.

Les avocats de Michel Neyret réclamaient cette audition sur le fond de l’affaire depuis plusieurs semaines. Selon Maître Sauvayre ils formuleront ensuite une nouvelle demande de mise en liberté de leur client écroué à la prison de la Santé à Paris.

Michel Neyret, qui a concédé des «imprudences» en acceptant cadeaux et «faveurs» de personnes soupçonnées d’appartenir au milieu lyonnais à qui il aurait fourni des renseignements (notamment des fiches de police), réfute tout enrichissement personnel.

Selon Me Sauvayre, le juge Gachon a déjà entendu dans ce dossier deux hommes soupçonnés notamment d’avoir corrompu Michel Neyret, Gilles Bénichou et Stéphane Alzraa, mis en examen et également écroués. Il a également entendu l’épouse du policier qui n’est pas judiciairement mise en cause.

Une commission rogatoire internationale a par ailleurs été envoyée à la justice suisse pour savoir si Michel Neyret a pu y recevoir des fonds, ce qu’il réfute. «Il n’y a pas d’argent en Suisse», a répété Me Sauvayre selon qui son client n’avait pas été interrogé sur ce point précis lors de sa garde à vue.

Il y a une dizaine de jours le comité de soutien du commissaire divisionnaire, notamment composé de policiers et de magistrats ayant travaillé avec lui, a demandé que soit appliqué «le principe de la présomption d’innocence» et que sa détention ne soit pas prolongée «plus que nécessaire».

Dans ce dossier, cinq policiers et un douanier ont été mis en examen et suspendus de leurs fonctions. 

L'audition a été interrompue à la demande des avocats de Michel Neyret, Maîtres Versini et Sauvayre, qui regrettent d'avoir découvert des pièces qui ne leurs avaient pas été communniquées. Pour l'heure la liberté conditionnelle n'est pas à l'ordre du jour.

                                        

 

 

 

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