St-Martin-le-Vinoux (38) : Opération réussie!

10.000 t de roches ont été dynamitées sous haute surveillance sur le Néron.

Par Franck GRASSAUD

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St-Martin-le-Vinoux (38) : 10.000 t à dynamiter

On sait maintenant que les autorités vont procéder à une purge du Néron, cette montagne qui menace 22 maisons de Saint-Martin-le-Vinoux, mais on ne sait pas quand. Il faut encore faire des études pour savoir comment protéger les habitations.

Soulagement pour les riverains, satisfaction pour les entreprises chargées de cette mission délicate. La purge du Néron a eu lieu ce mardi 13 déc. Les habitants du hameau de la Ripaillère ont été évacués ce matin pour laisser place à la dynamite.lls pourront réintégrer leur foyer dans quelques jours.

RAPPEL

Les derniers jours d'août auront été riches en discussions entre les différents intervenants qui doivent statuer sur la "purge" du Néron, au dessus d'une vingtaine de maisons. Lors d'une réunion entre le maire de St-Martin-le-Vinoux et le préfet de l'Isère, de nouvelles études ont été décidées pour que le tir intervienne durant l'automne.

Une chose est sûre, après le dernier effondrement qui a vu débouler plus de 4.000 t de roches, tout le monde est d'accord pour faire éclater les 10.000 t restantes. La décision du tir est acquise mais il faut assurer la sécurité des biens dans le hameau de Ripaillère.

Une partie de ce hameau n'est pas protégé par le merlon (la levée de terre soutenue par un soutènement pierreux qui freine la chute des rochers). Alors doit-on prolonger ce merlon ? Pour l'instant ce n'est pas la piste évoquée car cela coûterait plus de 600.000 euros, mais les études complémentaires, commandées par la préfecture, doivent justement répondre à cette question. Une ligne de filets serait moins coûteuse et peut-être tout aussi efficace au regard du déboulement des roches lors des effondrements passés.

En attendant le Néron est toujours sous surveillance avec des capteurs qui mesurent notamment l'écartement entre le bloc inquiétant et la paroi. Ce sont eux qui ont permis de donner l'alerte mi-juillet. Quand l'écartement a été jugé important, la mairie a envoyé des SMS afin de "vider" les lieux en contrebas. 

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