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Valmeinier (Savoie) : laisse béton !

Au coeur de la station de Valmeinier, un parking inachevé de 7 étages sera détruit.

Par Patrice Morel

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Valmeinier (73) : Le parking sera détruit

A Valmeinier (Savoie), le "Fort Boyard" des montagnes sera détruit. Ainsi en a décidé le Conseil d'Etat. Un gâchis de 7 millions d'euros.

Le "Fort Boyard" de la station de Valmeinier, comme l'ont baptisé les habitants, va disparaître. Ainsi en a décidé le Conseil d'Etat. Un gâchis urbanistique à 7 millions d'euros !

Il y avait déjà en Savoie le scandale du béton qui s'effrite. Et la station de Valmeinier avait été touchée, comme d'autres, par la construction de bâtiments fragilisés :  la matière première était de mauvaise qualité, le béton était bidon, il avait fallu raser.

Cette fois encore c'est le béton qui fait parler. Mais celui-ci est solide, c'est du dur. Un parking va être dispersé façon puzzle !

<<< En vidéo, le reportage de J. Ceroni et J. Ducrot

Un parking sans avenir...

... et sans autos ! En effet, le bloc disgracieux qui s'élève dans la station depuis 2007 ne sera jamais le garage attendu par ses  promoteurs.

Un  propriétaire et des dizaines de pétitionnaires avaient contesté juridiquement le bien fondé de ce bâtiment.

Résultat : plusieurs procès se sont succédés depuis 2007 jusqu'à cette décision ultime du Conseil d'Etat le 14 octobre dernier : il faut détruire !

Le parking prévu pour 500 places, s'étageant sur 7 niveaux, était le bébé de  l'ancienne municipalité. Le financement prévu était assuré à 25% par la commune de Valmeinier et à 75% par le département de la Savoie.

Quand les travaux, presque achevés, ont été arrêtés le coût de construction était déjà de 5 millions d'euros, sur les 8 prévus.

On ne rase pas gratis !

Au royaume d'Ubu, les élus sont souvent rois ! Quand on observe le bloc de béton qui s'élève en pleine montagne on se dit que l'affaire n'était pas très raisonnable, et le projet pour le moins hideux.

L'actuelle municipalité avait été élue, en partie, contre ce projet. Mme le maire, Martine Noraz, se sent soulagée par la décision du Conseil d'Etat : "cet arrêt m'enlève une épine du pied ; on a supporté à l'entrée de la station quelque chose qui se dégrade d'années en années."

Cela dit, outre le coût de la construction il va falloir rajouter 2 millions d'euros pour la destruction. Celle-ci ne sera d'ailleurs pas facile car il faudra consolider un pan de coteau auquel est adossé le bâtiment. Il faut donc s'attendre à ce que l'on parle encore souvent du "Fort Boyard" de la montagne.

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