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En Isère, le garçon dans le coma après une chute de téléski à Chamrousse ne portait pas de casque

Les pisteurs secouristes "militent" pour le port du casque
Les pisteurs secouristes "militent" pour le port du casque

À Chamrousse, un garçon de 13 ans est toujours dans le coma après être tombé d'un téléski samedi 16 mars. Il ne portait pas de casque.

Par Isabelle Guyader

L'adolescent, originaire de la région parisienne, a lâché la perche de la remontée mécanique en pleine pente raide. Il a violemment percuté la piste avant de glisser sur une cinquantaine de mètres. Dans sa chute, il a percuté deux autres skieurs qui empruntaient également la remontée mécanique.

A l'arrivée des secours, le jeune garçon était déjà dans le coma. Il souffre d'un traumatisme crânien. Il ne portait pas de casque.


Sur les pistes, comme sur la route le casque peut sauver des vies


Le port du casque n'est pas obligatoire sur les pistes en France, même si certaines stations, comme Chamrousse, tâchent de l'imposer dans leurs snowparks notamment. Une collision entre deux skieurs sur une piste peut être aussi lourde de conséquences qu'un accident de la route.

"Même à des vitesses extrêmement faibles, même à 30 km/h" nous expliquait récemment Jean-Luc Jaouen, le responsable de la sécurité des pistes de Chamrousse, "on peut avoir une traumatologie très grave, le choc se produit tête contre tête et sans casque, on peut ne pas se relever".

Le port du casque devrait devenir un réflexe pour les petits mais aussi pour les adultes
Le port du casque devrait devenir un réflexe pour les petits mais aussi pour les adultes

Les risques d'accidents sont accrus en période de grande affluence. La station de Chamrousse accueille plus de 7000 skieurs par jour pendant les vacances de février. Au CHU de Grenoble, pendant cette période, la moitié des lits en réanimation sont souvent  occupé par des skieurs gravement blessés sur les pistes.

Beaucoup souffrent de traumatismes crâniens. Ils sont pris en charge dans le service de Neurochirurgie du Professeur Gay, qui ne mâche pas ses mots: "Clairement, s'ils avaient eu un casque, ils ne seraient pas en réanimation, ils seraient sans doute hospitalisés, mais pour une commotion cérébrale, une perte de connaissance brève, ou une amnésie passagère liée à la collision. Porter un casque permet, la plupart du temps, d'éviter le pire"

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le casque peut sauver des vies


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