Altitude, chaleur… Les coureurs face au défi de la montagne au triathlon de l'Alpe d'Huez

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Écrit par M.D. avec Clara Delcroix

Le triathlon de l’Alpe d’Huez, qui se déroule du 25 au 29 juillet, met l'organisme de ses coureurs à rude épreuve. Entre le dénivelé et l'altitude, ces courses comportent plus de risques lorsqu'elles se déroulent en montagne et nécessitent une préparation particulière.

Un triathlon au menu gargantuesque. En guise de mise en bouche, 2,2 kilomètres de natation sur le lac du Verney à Bourg-d’Oisans (Isère). Puis un bon plat de résistance : 118 kilomètres à vélo le long des fameux 21 virages de l’Alpe d’Huez. Enfin, en dessert, 20 kilomètres de course à pied à 1 900 mètres d’altitude.

Même si le mal des montagnes ne survient qu’au-delà de 2 500 mètres, les athlètes ressentent les effets de l'altitude et de la chaleur. "Il y a moins d'oxygène dans l'air, on sent que c'est plus difficile. Les efforts sont plus compliqués, on ne peut pas aller chercher aussi loin qu'on voudrait", remarque Léon Chevalier, vainqueur de cette édition du triathlon de l’Alpe d’Huez.

Avec 3 200 mètres de dénivelé positif à vélo, les sportifs adaptent leur préparation physique au terrain. "Je suis allé me préparer dans les Vosges pour faire quelques cols et aussi un petit peu aux îles Canaries. Il fallait une bonne préparation", confirme Victor Alexandre, triathlète professionnel venu de Belgique.

Plus de risques en montagne

En montagne, les ravitaillements sont concentrés sur les montées alors qu’ils sont répartis à intervalles réguliers en plaine. Ils sont essentiels pour éviter la déshydratation. Malgré tout, pour les organisateurs, la course reste ouverte au grand public.

"Le triathlon courte distance, c’est beaucoup plus populaire. Certes, il y a la montée de l’Alpe, la course à pied en altitude, mais avec une préparation correcte, le triathlon est accessible", assure Cyrille Neveu, l'organisateur du triathlon de l’Alpe d’Huez.

Déshydratation, chutes… La pratique sportive en montagne comporte tout de même des risques. A vélo, notamment, les descentes sont plus périlleuses. "Les pathologies en montagne sont beaucoup plus graves, confirme Carole Colliat, secouriste. Quand vous êtes dans des descentes, il y a des ravins, des glissières de sécurité. Si un concurrent tombe, il peut facilement passer sous la glissière de sécurité et tomber dans le ravin en dessous."

Et la secouriste de conseiller aux sportifs de se préserver pour éviter la blessure. "Quand on commence à avoir des crampes, des céphalées, des douleurs abdominales, il faut s'arrêter, dit-elle. C'est le moment où le corps dit stop. C'est le cap qu'il ne faut pas franchir."

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