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Accessibilité : à Grenoble, les associations traquent les pas de porte infranchissables

Les associations de personnes handicapées sont venues vérifier quels commerces respectaient la loi de 2014, qui entre en vigueur le 26 septembre 2018. / © Xavier Schmitt / France 3 Alpes
Les associations de personnes handicapées sont venues vérifier quels commerces respectaient la loi de 2014, qui entre en vigueur le 26 septembre 2018. / © Xavier Schmitt / France 3 Alpes

La journée de l'accessibilité est organisée partout en France aujourd'hui. La date n'est pas choisie au hasard : c'est le 26 septembre qu'arrive à échéance la mise en conformité des commerces de proximité à la réglementation. À Grenoble, les associations ont voulu sensibiliser le public.

Par Cécile Sauzay

Il y a les bons élèves, les commerçants qui ont agencé leurs entrée pour faciliter l'accès aux personnes handicapées. Et puis il y a les autres, les contrevenants à la réglementation : le seuil et la porte de leurs boutiques sont infranchissables. En cette journée nationale de l'accessibilité, c'est le dernier jour pour mettre son pas de porte aux normes (selon la loi de 2014). Le mercredi 26 septembre, les associations ont fait un tour en fauteuil roulant pour distinguer le bon grain de l'ivraie. 


Après quatre ans de délai, l'accessibilité des personnes handicapées s'impose aux établissements recevant du public, notamment dans les commerces. Mais selon Philippe Mariage, de l'association APF France Handicap, l'administration fiscale ne leur permet pas de mettre le nez dans les dossiers déposés en préfecture et donc de vérifier la sincérité de "certaines déclarations concernant le risque d'entamer sérieusement le chiffre d'affaires en cas d'aménagement".


Car il s'agit là d'une faille de la loi de 2014 : des dérogations techniques et économiques sont prévues dans certains cas. Raphael Jankowski, par exemple, devrait débourser 30 000 euros pour percer la vitrine de sa pharmacie grenobloise et laisser un passage suffisamment large pour un fauteuil roulant. "Ce sont des choses qu'il faudrait faire pour améliorer l'accessibilité, mais qui économiquement ne sont pas à ma portée", indique le commerçant. 


Autre exemple : une brasserie de la capitale des Alpes, "Le Sporting", a profité d'une rénovation pour aménager des toilettes adaptés aux handicapés. "Les normes ont été envoyées aux architectes au moment des travaux, de façon à ce que tous les fauteuils puissent passer", explique François-Xavier Chambron, co-gérant du restaurant. 


Pour les petits commerces dont les locaux font moins de 400m2 et dont le chiffre d'affaires est inférieur à un million d'euros, la métropole de Grenoble peut apporter une aide technique et financière, à hauteur de 30% des travaux, si ceux-ci ne dépassent pas les 25 000 euros HT. 


Parmi les 7 000 commerces de l'agglomération grenobloise, il n'existe pas encore de chiffres sur les commerces accessibles. Les associations devront revenir les vérifier sur place. 

 
Accessibilité : à Grenoble, les associations partent à la chasse aux pas de porte infranchissables
Le reportage de Xavier Schmitt et Aurélie Darblade, avec Virgine Muamba.




 

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