Changement climatique : le grenoblois Nathan Méténier appelé à siéger à l'ONU, avec six jeunes de tous les continents

VIDEO. Il a 21 ans. Il est grenoblois. Il a été choisi avec six autres jeunes de pays différents pour sièger à l'ONU au sein d'un comité consultatif sur le changement climatique."Une grande responsabilité et un vrai défi" pour ce comité qui espère pouvoir peser sur les décisions politiques.

Nathan Méténier et ses six homologues entendent faire à l'ONU des propositions concrètes
Nathan Méténier et ses six homologues entendent faire à l'ONU des propositions concrètes © France 3 Alpes
L'idée, lancée en 2018, est à présent réalité. L'Organisation des Nations Unies vient d'annoncer officiellement les noms des sept jeunes qui vont constituer ce groupe consultatif de la jeunesse sur le changement climatique. 

C'est en septembre 2018 que le secrétaire général de l'ONU Antono Guterres avait annoncé sa volonté d'impliquer les jeunes dans la stratégie des Nations Unies pour le climat. L'initiative a été prise dans la lignée du mouvement lancé par la jeune lycéenne suédoise Greta Thunberg mais aussi motivée par le Sommet sur le Climat de 2019, au cours duquel près de 1000 jeunes avaient exposé leurs solutions face au dérèglement climatique.

Le groupe est donc officiellement né. Il est constitué de sept jeunes âgés de 18 à 28 ans. Ils vivent au Soudan, en Moldavie, au Brésil, en Inde, ou dans les Alpes. Ils sont économistes, avocats, étudiants, mais avant tout ce sont des militants pour le climat, comme Nathan Méténier, le Grenoblois.

Malgré son jeune âge, Nathan Méténier, étudiant à Sciences-Po Grenoble n'est pas un novice dans la lutte contre le réchauffement climatique. Voilà bien longtemps qu'il est engagé sur ce front. Fondateur de l'ONG "Génération Climat Europe", première coalition environnementale d’ONG de réseaux de jeunes européens. C'est à ce titre qu'il a été choisi, avec ces six autres jeunes de pays de tous les continents.
Les sept jeunes membres du comité consultatif qui siégeront à l'ONU représentent tous les continents
Les sept jeunes membres du comité consultatif qui siégeront à l'ONU représentent tous les continents © France 3 Alpes


"Une grande responsabilité et un sacré défi"

Si ce comité n'est que consultatif, l'ONU a pourtant fixé une "feuille de route". Le secrétaire général en "attend des perspectives, des idées et des solutions qui aideraient à intensifier les actions pour le climat". Le groupe doit d'ailleurs participer à la Cop 26 (dont la date est encore indéterminée en raison de l'épidémie du COVID 19). 

Alors Nathan est loin de s'attacher aux honneurs de la charge : "c'est surtout une grande responsabilité et un grand défi " estime-il d'emblée. A la tête déjà d'une ONG européenne, il se réjouit surtout "d'avoir à penser la problématique non plus à la seule échelle de l'Europe, d'un seul pays, d'une seule région ou d'un seule communauté, mais cette fois au niveau mondial, avec des jeunes qui réprésentent des pays qui sont dans des situations très compliquées". Ensemble, le groupe a déjà fixé ses objectifs : "il s'agit de faire des propositions concrètes, pouvoir faire remonter nos revendications à l'ONU mais aussi à toutes les organisations onusiennes comme l'Unesco, l'Unicef, et atteindre aussi les gouvernements de tous les pays".
 

"Quel poids nous aurons? C'est la grande question"

Le tout jeune comité n'entend pas faire de la figuration mais espère bien peser sur les décisions politiques, en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique et la protection de la biodiversité. Une entrevue régulière avec le secrétaire général est programmée tous les trois mois.

"Nous ne serons pas des employés de l'ONU, nous garderons notre liberté de parole, et de penser. Nous nous réservons le droit de formuler des critiques, et la possibilité de faire pression, de demander à des pays de faire pression sur les gouvernements qui ne prennent pas de mesures pour protéger le climat" assure-t-il.

Dans l'immédiat, il s'agit de trouver des processus pratiques, pour organiser des consultations auprès de la jeunesse du monde entier, et imaginer des voies d'action concrètes.

 
Un Grenoblois de 21 ans à l'ONU. ©France 3 Alpes

 
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