Claudine Schmidt-Lainé, ancienne rectrice de l'académie de Grenoble, condamnée pour détournement de fonds

Claudine Schmidt-Lainé, ancienne rectrice de Grenoble a été condamnée à 2 mois de prison avec sursis. / © France 3 Alpes.
Claudine Schmidt-Lainé, ancienne rectrice de Grenoble a été condamnée à 2 mois de prison avec sursis. / © France 3 Alpes.

L'ancienne rectrice de l'académie de Grenoble, Claudine Schmidt-Lainé, a été condamnée ce mercredi 5 septembre 2018, à 2 mois de prison avec sursis pour détournement de fonds. Les faits s'étaient produits alors qu'elle était en poste à Rouen entre 2013 et 2015.

Par YG avec AFP.

Une ancienne rectrice a été condamnée ce mercredi 5 septembre 2018, en correctionnelle à Rouen à deux mois de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende pour avoir détourné 18.304 euros de fonds publics.

"Je n'ai pas installé un système, je l'ai trouvé et manifestement il ne  dérangeait personne", s'était défendue à la barre Claudine Schmidt Lainé, 63 ans, évoquant "des faits anecdotiques", lors de l'audience le 4 juillet. "Vous vous êtes appuyée sur votre autorité pour faire perdurer un mode de fonctionnement défaillant", avait lui dénoncé le procureur de la République de Rouen Pascal Prache.  

Les faits se sont produits entre 2013 et 2015, à l'époque où Mme Schmidt Lainé exerçait au sein de l'académie de Rouen. Elle a ensuite été rectrice de l'académie de Grenoble avant qu'un décret présidentiel ne mette fin à ses fonctions en mars 2018. 

A l'issue des investigations menées par le service régional de police judiciaire (SRPJ) de Rouen, l'ancienne directrice de l'Institut des sciences de l'ingénierie et des systèmes au CNRS s'était notamment vu reprocher le remboursement de ses trajets en train, le weekend, entre Rouen et le département du Rhône où se trouve son domicile privé alors qu'elle disposait d'un logement de fonction à Rouen.  

Lui étaient reprochés aussi plusieurs achats, réalisés avec la carte bleue de la chancellerie de l'université dont "de la teinture pour cheveux, du déodorant pour hommes ou encore des petits déjeuners et des dîners pour deux personnes à Paris et dont le caractère professionnel est remis en cause", selon la présidente du tribunal Mariette Vinas.

Sollicité, Alexis Chabert, l'avocat de l'ex-rectrice, qui avait plaidé la relaxe regrettant que l'on ne prenne pas en compte "la bonne foi" de sa cliente, n'a pu être joint dans l'immédiat.

 

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