Confinement : elles envoient des culottes à Jean Castex pour protester contre la fermeture de leurs boutiques

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Écrit par M.D. avec Marie Michellier
Des centaines de petites culottes ont été envoyées à Jean Castex par des gérants de boutiques de lingerie pour demander leur réouverture.
Des centaines de petites culottes ont été envoyées à Jean Castex par des gérants de boutiques de lingerie pour demander leur réouverture. © DR

Des centaines de petites culottes sont en route pour Matignon. Une action née sous l'impulsion d'une détaillante de lingerie du Rhône et suivie par des gérants partout en France pour protester contre la fermeture de leurs boutiques.

Depuis le troisième confinement, ils n'ont pas le droit d'ouvrir. Pour protester contre la fermeture de leurs magasins dits non essentiels, les gérants de boutiques indépendantes de sous-vêtements ont mené une action symbolique et humoristique : l'envoi de petites culottes à Matignon, directement adressées au Premier ministre Jean Castex.

"Je lui ai envoyé une culotte avec de la dentelle, assez jolie quand même", explique Sylvie Rey, une culotte bleue à la main. Cette gérante d'une boutique de lingerie à Grenoble n'accepte pas la fermeture de son enseigne depuis le confinement du 3 avril. Elle souligne l'expertise apportée à sa clientèle depuis 30 ans.

"On peut venir chez nous pour de la séduction mais il y a un tas d'autres problématiques, assure-t-elle. Des poitrines généreuses qui ne trouvent pas, sans essayer, chaussure à leur pied, des dames qui ont besoin de soutien-gorge d'allaitement, des dames qui ont une poitrine qui change, des ados..."

Sylvie Rey estime que sa boutique est essentielle, même en temps de pandémie. "Pour beaucoup de personnes, une culotte, c'est rigolo, c'est la séduction. Mais c'est quand même la première chose que vous mettez le matin", pointe la gérante.

Elles envoient des culottes à Jean Castex pour protester contre la fermeture de leur boutique

 

Des aides adaptées

Comme Sylvie, elles sont des dizaines partout en France à participer à cette "action culottée". Un mouvement parti des réseaux sociaux il y a quelques jours sous l'impulsion d'une détaillante de lingerie d'Oullins (Rhône) pour réclamer un reclassement, mais aussi une aide adaptée à la taille de ces commerces indépendants.

"Si on est une toute petite structure, 10 000 euros d'aides ça suffit. Malheureusement, si on est une structure moyenne, ces 10 000 euros vont être juste un emplâtre sur une jambe de bois puisque ça ne va pas être suffisant pour financer toutes les charges qu'on a. Au final, il y aura beaucoup d'entreprises dans l'équipement de la personne - ça comprend aussi la chaussure, le vêtement, le prêt-à-porter - qui vont faire faillite", alerte Nathalie Paredes, à l'origine de cette action.

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Près de 200 petites culottes sont déjà en route pour Matignon. Une avalanche de lingerie fine pour tenter de faire changer d'avis le Premier ministre alors qu'aucune date précise n'a été donnée pour la réouverture de ces commerces. Le gouvernement a annoncé une levée du confinement à partir de mi-mai, si l'épidémie le permet.

 

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