Coronavirus COVID 19 : deux étudiants confinés à Grenoble et Paris tentent de "sauver les bars"

Deux étudiants confinés, l'un à Paris, l'autre à Grenoble, développent un système d'aide aux bars et restaurants pour leur permettre de faire du chiffre d'affaires en attendant la fin de la crise sanitaire liée au coronavirus.

© Vincent Wargnier
"Sauvermonbar", ou comment aider les gérants de bars et de restaurants à tenir le coup financièrement durant la crise sanitaire que nous traversons. L'idée émane de deux étudiants-ingénieurs à l'ECE de Paris (Ecole Centrale d'Electronique). 

Le premier, Samuel Guillot, 22 ans, est resté confiné dans la capitale, le second, Vincent Wargnier, 25 ans, a trouvé refuge chez ses parents à Grenoble, le temps du confinement. "A l'origine, c'est une démarche solidaire pour aider les bars et les restaurants fermés à tenir le coup en leur permettant de faire un peu de trésorerie", grâce à un petit coup de pouce astucieux.
 

" En fait, on s'est rendu compte qu'il y avait beaucoup de bars et de restaurants en détresse. Alors, on a créé un site où les clients peuvent acheter des bons, ou des cartes-cadeaux, pour aider les établissements en difficulté, une façon de leur avançer de la trésorerie". Ce qui leur permet d'avoir des rentrées financières en cette période de disette totale. Il faut simplement que les gérants de bars et de restaurants mettent en vente des cartes-cadeaux que les clients achètent sur le site.

Ce projet, qui leur sert aussi d'expérience professionnelle dans l'entreprenariat, est né au surlendemain de l'annonce officielle du confinement général. À ce jour, une cinquantaine d'établissements sont répertoriés sur leur site, des restaurants pour plus de la moitié. "La difficulté, c'est d'arriver à contacter les gérants qui sont actuellement fermés, nous faisons toutes sortes de recherches par mail ou sur Internet pour arriver à les contacter." Ils ont également fait appel à FlorianOnair un youtubeur spécialisé dans la restauration qui a 600 000 abonnés, pour faire connaître leur démarche.

Par soucis de transparence, les deux apprentis-ingénieurs ne cachent pas qu'ils récoltent environ 10 % de la somme totale des bons vendus en fonction de leurs frais. "C'est un projet qui s'arrêtera avec la fin du confinement, mais qui a aujourd'hui un fort potentiel, avec les sommes récoltées, nous pourrons aider les établissements qui sont le plus en difficulté." 

 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
coronavirus santé société solidarité économie
l’actualité de votre région, dans votre boîte mail
Recevez tous les jours les principales informations de votre région, en vous inscrivant à notre newsletter