FC Grenoble rugby : que retenir de la conférence de presse du président du club Eric Pilaud ?

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Écrit par Alice Robinet
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Gestion de crise au FCG ©France 3 Alpes

Accusations de viol à l'encontre de joueurs, départ de l'entraîneur Bernard Jackman, conséquences de la fusion des clubs parisiens, voilà les trois thèmes qu'a abordé Eric Pilaud, président du FC Grenoble Rugby, ce mardi 14 mars en conférence de presse au Stade Lesdiguières à Grenoble. 

Trois affaires qui "se téléscopent" depuis lundi 13 mars . Dans un premier temps, Eric Pilaud revient sur le déroulé de sa journée : "nous avons appris à 10 h 30 hier que le Stade Français et le Racing allaient fusionner. Rien n'avait transpiré, donc j'ai été aussi surpris que vous tous" indique  en préambule Eric Pilaud.

Un "moment d'espoir" avant la déferlante 

"Cela a été un moment [...] d'espoir." "Une demi-heure plus tard" c'est la douche froide. Le président du FC Grenoble Rugby apprend "la potentielle implication de salariés du club dans une affaire criminelle." 

"En parallèle [...] nous avions décidé de se voir avec Bernard Jackman en début d'après-midi, de façon à décider de ce qu'on allait faire pour la saison prochaine". 

Des joueurs se sont confiés, en nous donnant une version [des faits]

Concernant les accusations de viol, quelles sont les informations dont le club a connaissance ? "Des joueurs se sont confiés, en nous donnant une version [des faits]", répond Eric Pilaud. "Nous leur avons dit que c'était une affaire privée, et que c'était à eux d'organiser leur défense".

Ce mardi 14 mars, le président du FC Grenoble Rugby affirme toujours n'avoir pas eu connaissance des accusations avant leur publication dans la presse. 

"Nous n'avons pas été contactés par la justice ou la police" affirme Eric Pilaud. Il précise que : "le club n'organise pas de sorties en boîte de nuit après les matchs. [...] Nous emmenons les joueurs dîner avec le staff et le bus les ramène à la fin du repas, c'est-à-dire, à minuit".

"Il est évident qu'en tant que sportifs de haut-niveau, les joueurs savent qu'il y a une hygiène de vie à avoir. Si des joueurs sont sortis, ce n'est clairement pas professionnel, sans parler évidemment de la gravité des faits s'ils sont avérés."

 

Pas d'enquête au sein du club 


Le président du FC Grenoble Rugby indique aussi qu'il n'y aura pas d'enquête interne, estimant qu'il est préférable que ce soit la police qui s'en charge. "Je respecte la présomption d'innocence, mais il est évident que si de tels faits étaient avérés, c'est répugnant et inacceptable", ajoute-t-il.

En larmes, Eric Pilaud s'adresse aussi aux journalistes : "je vous demande de nous respecter", supplie-t-il. Il demande à la presse de ne pas illustrer les articles concernant l'affaire avec des photos montrant les joueurs, pour ne pas les désigner personnellement. "Plus vite les faits avançeront, [...] plus vite les club pourra retrouver sa dignité" ajoute-t-il, s'excusant pour son émotion : "j'ai peu dormi".

Revoir la conférence de presse d'Eric Pilaud


Départ de Bernard Jackman: "pour donner une vision aux joueurs" 


C'est pour "donner de la vision aux joueurs" dans ce "sprint final", et "compte-tenu de la possibilité de terminer dans les 13 premiers" que l'entraineur Bernard Jackman ne terminera pas la saison comme coach du FC Grenoble Rugby. "Nous sommes tout à fait conscients que cela se téléscope avec d'autres nouvelles, mais c'est le hasard" explique-t-il. 

"Bernard reste à la disposition du club, mais nous voulons responsabiliser les joueurs", détaille E. Pilaud, "il y a un aspect électrochoc que nous voulons donner à l'équipe". 

Fusion des clubs parisiens : "nous avons six matchs pour sauver une saison très mauvaise" 


Il "faut attendre que la fusion soit officialisée" et "que nous ayions confirmation que c'est le premier reléguable qui va être repêché" tempère d'abord Eric Pilaud avant d'ajouter "cela relance beaucoup d'intérêt sur la fin de saison". "La meilleure solution pour nous, c'est de gagner le maximum de matchs possible avant d'aller à Bayonne".