Grenoble. Fusillade à Saint-Bruno : la thèse privilégiée d'un conflit de territoire lié au trafic de drogue

Au lendemain de la fusillade qui a éclaté en plein jour dans le quartier de Saint-Bruno à Grenoble, l'enquête penche sur un règlement de compte entre trafiquants de stupéfiants.

De nombreux policiers se sont rendus dans le quartier peu après la fusillade.
De nombreux policiers se sont rendus dans le quartier peu après la fusillade. © Dominique Semet - FTV.
Ce n'est pas la première fois que Saint-Bruno est le théâtre d'affrontements liés au trafic de stupéfiants. Après la fusillade du samedi 27 juin, aux alentours de 16h30, les enquêteurs misent sur la piste d'un règlement de comptes entre trafiquants. 

Les coups de feu ont éclaté aux alentours de 16h30, à l'angle de la rue Gérin. Passant devant le café Saint-Bruno, les assaillants ont fini devant un bar. Rapidement, la police a été alertée par plusieurs appels signalant les individus cagoulés, au nombre de quatre ou cinq. Ils ont fait usage de plusieurs armes à savoir fusil de chasse et arme de poing. 
 
Au lendemain de l'événement, le bar Saint-Rémo en garde encore des traces, comme les habitants. Sarah s'est installée dans le quartier depuis quelques années maintenant. Artiste aux multiples talents, elle a ouvert son atelier, rue Gérin, avec l'ambition de décloisonner la création.

Ce samedi, alors qu'elle est en stage avec une jeune artiste, elle entend des explosions. "J'ai tout de suite identifié les coups de feu. C'était violent, des grosses armes." Ensuite, le silence. Une absence de bruit qui marque une rupture. L'artiste décide alors de s'approcher de sa fenêtre discrètement. Les tireurs sont déjà loin.
 
Plus tard, la police arrive sur les lieux de l'incident et ne fait état d'aucun blessé. Les enquêteurs de la direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Lyon privilégient la piste d'une lutte de territoire liée au trafic de drogue. Il faut dire qu'au fil des années, le quartier Saint Bruno est devenu un haut lieu de ce type de trafic, à Grenoble. 

En 2017, déjà, un homme avait été blessé au pied par une balle après une fusillade. Même événement en 2015, quand un groupe d'hommes tirent une quarantaine de coups de feu en direction d'un bar. Ce jour-là, un ouvrier est blessé au niveau du tibia, atteint par deux balles.
 
Cependant, les habitants tiennent à nuancer ce tableau entaché du quartier de Saint-Bruno. Vivant et populaire, il ne se résume pas aux fusillades récurrentes ou au trafic de stupéfiants. D'ailleurs, le soir même de la fusillade de ce samedi après-midi, la fête des fanfares est célébrée.

Le dimanche matin, sur le marché bondé de la place, certains riverains préfèrent se souvenir du son des musiciens, plutôt que celui des détonations. 

 
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