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Grenoble passe en zone police “difficile” : ce qui va changer pour les policiers nationaux

Photo d'illustration. / © Aurelien Morissard/MAXPPP
Photo d'illustration. / © Aurelien Morissard/MAXPPP

Alliance Police Nationale se réjouit que Grenoble soit reconnue "zone police difficile" depuis ce samedi 4 mai. Primes, effectifs supplémentaires : les policiers nationaux seront gagnants sur plusieurs tableaux.

Par MD

Les syndicats de police se réjouissent : Grenoble est passée en zone police "difficile" depuis la publication d'un décret au Journal officiel, ce samedi 4 mai. "Enfin !", lâche Valérie Mourier, secrétaire départementale du syndicat Alliance Police Nationale qui demandait ce classement depuis les émeutes survenues à Echirolles en 2010.

"Grenoble est devenu le Chicago français", déplorait alors le syndicat après un épisode émaillé "de nombreux faits de violence", note la policière. Ce changement de statut va notamment permettre aux fonctionnaires affectés à la circonscription de Grenoble de toucher une prime.
 

Elle s'élèvera à 202 euros pour ceux qui bénéficient de deux années d'affectation et montera jusqu'à 805 euros dès la sixième année. "La prime nous permettra d'attirer des fonctionnaires expérimentés, ce qui était difficile jusqu'ici en l'absence de rémunération suffisante", ajoute la secrétaire départementale de Alliance Police Nationale.

C'était une promesse de Gérard Collomb, alors ministre de l'Intérieur, lors de son déplacement dans la capitale de l'Isère en septembre 2018. Si les policiers nationaux craignaient de voir cette promesse tomber aux oubliettes avec la démission de l'actuel maire de Lyon, elle a bien été mise en application quelques mois plus tard.
 

Par ailleurs, les policiers grenoblois devraient voir leurs effectifs augmenter dans les prochains mois. "19 recrues sorties d'école ont déjà été intégrées fin 2018 dans le cadre de la police de sécurité du quotidien (PSQ)", ajoute Valérie Mourier. Depuis le lancement de la PSQ, le 8 février 2018, les missions des forces de l'ordre ont été multipliées, entraînant l'embauche de nouveaux fonctionnaires. La police nationale de Grenoble attend maintenant l'arrivée de 16 nouveaux fonctionnaires d'ici le mois de juin, une "petite victoire" pour le syndicat.

 

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