Grenoble : entre 2000 et 3000 manifestants défilent contre la réforme de la fonction publique

La manifestation a débuté à 14 heures, place de Verdun. / © Yann Gonon / France 3 Alpes
La manifestation a débuté à 14 heures, place de Verdun. / © Yann Gonon / France 3 Alpes

Les fonctionnaires manifestent dans les rues de Grenoble contre la réforme de la fonction publique, ce jeudi 9 mai. Entre 2000 et 3000 personnes font partie du cortège. Personnel hospitalier, enseignants, agents territoriaux : ils promettent une mobilisation dans la durée.

Par @F3Alpes

Près de 2000 fonctionnaires selon la police, et environ 3000 personnes, selon les syndicats, ont défilé dans les rues de Grenoble, ce jeudi 9 mai, contre le projet de loi sur la réforme de la fonction publique, censé "moderniser" leur statut, voulu par Emmanuel Macron. Les neuf syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FA-FP, FO, FSU, Solidaires et Unsa) ont appelé à un mouvement national pour dénoncer une "casse" du service public au travers de ce projet de loi.
 

Dans le cortège grenoblois, parti de la place de Verdun à 14 heures, on entend des slogans tels que : "De l’argent pour les services publics, pas pour les actionnaires". Fonctionnaires territoriaux, personnel hospitalier, enseignants... Plus de 1 900 personnes, selon un comptage de la police, issues de tous les corps de la fonction publique sont représentés dans le cortège pour dénoncer des baisses d'effectifs et de moyens. Aucun incident n'a été signalé.
 

Dans le milieu hospitalier notamment, les fonctionnaires dénoncent une dégradation du service rendu aux citoyens. Pour le gouvernement, au contraire, ce projet de loi facilite le recours aux contractuels pour rendre l'administration "plus attractive et plus réactive" face aux "nouvelles attentes" des Français.

 

Mobilisation "dans la durée"


Les syndicats ont prévenu que cette journée ne serait "qu'une étape" d'une mobilisation "dans la durée" pour "dire non" à ce texte présenté en Conseil des ministres le 27 mars. L'objectif : demander au gouvernement qu'il "ouvre enfin des négociations sur de nouvelles bases".
 

Chez les enseignants, au niveau national, le ministère indiquait 17,59% de grévistes dans le primaire et 11,68 % dans le secondaire. A Grenoble, ce sont les agents de l'Éducation nationale qui ont décidé de faire grève pour lutter contre leur statut précaire, de "mauvaises conditions de travail" et leur salaire "terriblement bas".

Dans la matinée déjà, une cinquantaine de personnes s'étaient rassemblées devant le siège grenoblois de la direction de La Poste pour dénoncer la fermeture de plusieurs bureaux sur l'agglomération. Au total, les syndicats redoutent une "quinzaine de projets de restructurations" en Isère et dénoncent le non-remplacement de 21 000 emplois en France en trois ans.
 

L'ensemble des syndicats critiquent "un passage en force" du gouvernement, qu'ils accusent de vouloir une fonction publique alignée sur les règles du privé, au détriment du statut de fonctionnaire et de l'indépendance des agents.
 
Manifestation à Grenoble.
Reportage de Daniel Despin et Yves-Marie Glo. Intervenants : Stéphane Rabal Secrétaire général CFDT interco Isère - Jean Philippe Mehu, employé banque postale - Marion Meinvielle, p rofesseur des écoles - Michel Soulié, CGT Hopital St Egrève.

Sur le même sujet

Les + Lus