Incendie criminel à la gendarmerie de Grenoble : déjà la polémique

Le maire de Grenoble, Eric Piolle s'est rendu à la gendarmerie de Grenoble après l'incendie criminel de la nuit dernière. / © Ville de Grenoble
Le maire de Grenoble, Eric Piolle s'est rendu à la gendarmerie de Grenoble après l'incendie criminel de la nuit dernière. / © Ville de Grenoble

Après l’incendie criminel survenu dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 septembre 2017, et qui a lourdement endommagé une partie de la Caserne de l’Isère, les réactions dans la classe politique se multiplient et les polémiques enflent.

Par Anne Hédiard

Dans la nuit du mercredi au jeudi 21 septembre 2017, un incendie d’origine criminel a détruit un garage de la caserne de gendarmerie de l’Isère abritant une cinquantaine de véhicule. Pas de victime mais des dégâts très importants.



Très vite, les réactions se sont multipliées. De manière unanime, les élus condamnent cette attaque. Eric Piolle en tête.


« La violence, sous toutes ses formes, n’a pas sa place dans notre ville » a déclaré le maire de Grenoble qui  s’est rendu sur place quelques heures après l’incendie. Il est allé à la rencontre des pompiers et gendarmes et de leurs familles pour leur assurer son soutien. Un soutien moral mais aussi matériel.

« la Ville de Grenoble met ses moyens humains et matériels à disposition de la caserne et des gendarmes » précise Eric Piolle dans un communiqué.


Pour Olivier Véran, cette attaque vise « l’institution même de la République française ». Le député de la première circonscription de l'Isère se rendra sur place ce vendredi pour faire le point sur la situation.
Il sera accompagné d'Emilie Chalas, députée de la troisième circonscription, qui s'inquiète de "la radicalisation de certains mouvements dont la violence des propos finit par se concrétiser en actes".

Si certains se contentent de manifester leur indignation, d’autres réclament des comptes 

Pour le Républicain Alain Carignon par exemple, "Ce nouvel acte de violence s’inscrit dans une  longue liste » qu’il détaille dans un communiqué.
Il dénonce une « violence quotidienne », une situation « sans commune mesure avec ce qui se passe dans les villes comparables."


Le Groupe rassemblement de Gauche et de progrès demande de son côté un véritable plan d'action pour mettre fin « à cette terrible spirale de violences urbaines ».

"Depuis deux ans maintenant, nous demandons que soit présenté le plan d’action en matière de sécurité publique promis par la Première Adjointe de Grenoble, elle est aujourd’hui dans l’incapacité de le faire clairement devant le conseil municipal."


Enfin, Alain Bonnet, le porte-parole de Debout La France 38, dénonce le manque de « réaction ou mesure forte de la part du maire et de sa majorité » et réclame purement et simplement la démission du maire.



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