Les maires de 12 grandes villes dont Grenoble demandent une répartition équilibrée des migrants

Malgré les évacuations répétées, le camp de la Porte de la Chapelle à Paris ne désemplit pas. / © Christophe ARCHAMBAULT / AFP
Malgré les évacuations répétées, le camp de la Porte de la Chapelle à Paris ne désemplit pas. / © Christophe ARCHAMBAULT / AFP

Eric Piolle est signataire, avec les maires de 11 autres grandes villes françaises, d'un appel au gouvernement pour une répartition équilibrée des migrants. La question de l'accueil des étrangers est récurrente à Grenoble, notamment avec le camp du cours Berriat.

Par M.D. avec AFP

Les maires de 12 grandes villes françaises dont Eric Piolle, élu EELV de Grenoble, demandent au gouvernement des actes et des moyens pour "une répartition territoriale équilibrée" des migrants, tenant compte de la capacité des territoires à les prendre en charge.

Lors d'une rencontre le 14 octobre avec des membres du gouvernement, une délégation d'élus a rappelé "la compétence de l'Etat en matière d'asile et d'hébergement, son obligation d'y répondre et la nécessité d'une meilleure coordination et d'une approche globale sur le territoire national".

Dans un communiqué diffusé mercredi 23 octobre, les maires demandent notamment "que le gouvernement propose une répartition territoriale équilibrée des demandeurs d'asile et des réfugiés".
 

Celle-ci doit, selon eux, s'appuyer sur un diagnostic prenant en compte "les données économiques, sociales et financières des territoires et leurs capacités à prendre en charge ce type de public". Les élus demandent par ailleurs que les dépenses engagées à ce titre soient "neutralisées" dans les contrats financiers signés entre l'Etat et les collectivités pour limiter leurs dépenses de fonctionnement.

Ils attendent enfin que le gouvernement précise sa position sur la situation des personnes "dublinées", "qui subissent le système inopérant des accords de Dublin et se trouvent dans une impasse au regard de leur demande d'asile en France".

 

Question récurrente à Grenoble


A Grenoble, la question de l'hébergement et de la prise en charge des migrants revient souvent dans le débat. Durant l'été, une soixantaine de personnes vivait sous des toiles de tente dans le camp du cours Berriat alors que la température avoisinait les 40°C. Les associations avaient lancé un appel à l'aide à la Métropole qui avait désigné la préfecture, laquelle n'avait proposé aucune solution de relogement.

Eric Piolle avait déjà adressé, en avril, une lettre au gouvernement demandant un accueil "digne" des migrants. Les autres maires signataires sont ceux de Paris (Anne Hidalgo), Lille (Martine Aubry), Toulouse (Jean-Luc Moudenc), Troyes (François Baroin), Strasbourg (Roland Ries), Nantes (Johanna Rolland), Metz (Dominique Gros) et Rennes (Nathalie Appéré).
 

"Le manque de structures d'hébergement à l'approche de la période hivernale accroît encore davantage l'urgence à agir en la matière", soulignent-ils dans ce communiqué commun de l'Association des maires de France (AMF) et de France Urbaine (grandes villes).

 

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