Municipales. Les communistes de Grenoble rejoignent Eric Piolle : “la guerre des gauches est derrière nous”

© France 3 Alpes
© France 3 Alpes

Le maire sortant de Grenoble Eric Piolle (EELV), candidat à sa réélection, s'est réjoui ce vendredi 22 novembre 2019 de la fin de la "guerre des gauches" dans sa ville, après le ralliement du PCF à son mouvement "Grenoble en commun".
 

Par AFP


"Nous avons rajouté des chaises dans notre maison commune" avec le soutien donné mercredi du Parti communiste. "A Grenoble, la guerre des gauches est derrière nous", a déclaré M. Piolle lors de sa première conférence de presse de présentation de propositions citoyennes, sur le sujet des violences sexuelles et sexistes.

Son mouvement regroupe désormais EELV, LFI, Génération Ecologie, Génération.s, une poignée de militants PS, Place publique, Nouvelle Donne, le PCF et le Réseau citoyen. Le Parti animaliste pourrait les rejoindre, selon son entourage.
 

Combat contre la corruption et l'ultralibéralisme


"Les choses vont être claires dans le combat contre la corruption et contre l'ultralibéralisme", a ajouté le seul maire écologiste d'une grande ville, visant d'une part le candidat de la droite Alain Carignon -- ancien maire de Grenoble condamné en 1996 pour corruption -- et d'autre part la candidate LREM, la députée Emilie Chalas.

Interrogé sur le retour d'Alain Carignon au conseil municipal, à la faveur des démissions  successives d'une conseillère municipale LR et de la suivante sur la liste, toutes deux adhérentes à son comité de soutien "Grenoble, le Changement", M. Piolle a affirmé: "Je déplore et condamne ce retour".

"Ca discrédite la vie politique et les gens de sensibilité de droite se voient confisquer la parole", a-t-il estimé, sans pour autant envisager d'en accueillir certains. "Notre arc est humaniste, de gauche, écologiste et citoyen. Il demande à trouver le débouché politique qu'il n'a pas trouvé au niveau national", a ajouté M. Piolle.

Quant à la perspective d'une séance houleuse de vote du budget municipal le 16 décembre prochain, Eric Piolle a assuré : "Je ne crains rien. Nos conseils municipaux sont souvent vivants".
 

Sur le même sujet

Les + Lus