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De plus en plus de votants pour le budget participatif de la Ville de Grenoble

Plus de 3500 grenoblois ont voté du 10 au 14 octobre pour choisir les projets qui seront financés par le budget participatif de la Ville de Grenoble. 800 000 euros au total pour des projets solidaires et écologiques. Le grand gagnant, c'est "Le Lîeu". Un lieu d'échanges, de parole et de partage.

Par Jean-Christophe Pain

Pour Pascal Clouaire, Adjoint d'Eric Piolle à la Démocratie locale : "Avec 3 fois plus de votants qu’en 2015, le Budget participatif s’installe peu à peu dans le paysage de notre ville."

La démocratie participative serait-elle vraiment en train d'éclore à Grenoble ? Pour sa 3ème édition, les grenoblois ont pu voter par internet. C'est sans doute l'une des clés du succès grandissant du Budget participatif. Sa concrétisation dans le paysage quotidien aussi. 
 


Quartier St Bruno, la Dragonne en est un bon exemple. Ce projet de très grand jeu en bois (32 mètres de long!) fut voté dès le premier budget participatif en 2015. Budget : plus de 200 000 euros.

Installée cet été, soit près de deux ans après le vote, la Dragonne est devenue rapidement le rendez-vous des enfants du quartier. Ils s'en sont véritablement emparée.
 


Le square St Bruno, délaissé, dégradé, semble avoir retrouvé des couleurs plus... conviviales. Avec la Dragonne, le Budget participatif entre dans le concret des habitants. Au-delà des discours. 
 

Le budget participatif 2017
Intervenants : Apache, porteur du projet "Le Lîeu", Gilles Namur, porteur du projet "Nichoirs" Equipe : JC Pain, Vincent Habran, François Hubaud


Cette année, 118 projets ont été déposés à la mairie. 25 ont finalement été sélectionnés pour être proposés au vote du 10 au 14 octobre. 9 ont été choisis par les grenoblois.

Le plus "gros" projet s'appelle "Le Lîeu". Un lieu d'échanges, de parole, de partage entre toutes les catégories de population. Des précaires qui vivent dans la rue aux retraités désoeuvrés, en passant par les jeunes déscolarisés.

L'occasion de casser les clichés des uns sur les autres, à travers des ateliers concrets et conviviaux, comme la cuisine, la couture, ou encore la construction... sur plus de 2 000 m². Budget : plus de 200 000 euros. Le lieu, justement, n'est pas encore connu. Au coeur de la cité, assurément. 
 


Des terrasses autour des marchés, des promenades au bord de l'Isère, des vélos triporteurs électriques pour les habitants, des jardins partagés sur les toits, des nichoirs pour les oiseaux prédateurs de moustiques, tous ces autres projets ont une forte connotation environnementale. Pour améliorer la vie quotidienne des habitants. 


Le budget participatif, nouvelle tendance de la démocratie "municipale" ?


Née en 1989 à Porto Alegre au Brésil (plus de 18 000 habitants impliqués!), cette innovation démocratique s'est considérablement diffusée à travers le monde, selon l'encyclopédie participative Wikipédia. En 2015, une étude transnationale recensait déjà entre 1269 et 2778 programmes en cours.

Les premières expériences françaises datent du début des années 2000. La commune de La Roche-sur-Yon en Vendée a fait figure de précurseur avec ses "enveloppes de quartier" il y a déjà plus de 30 ans. Et St-Denis dans le 9-3 a mis en place des conseils de quartier dans les années 80.

Avant de vraiment se lancer dans le budget participatif à l'échelle de toute la commune 20 ans plus tard, suivie par Bobigny, La Courneuve, Paris XXème, Arcueil, ou encore Aubagne dans les Bouches-du-Rhône. Et plus près de nous, Pont-de-Claix et Vif en Isère. 
 


Dans certaines de ces villes, l'alternance politique a quelquefois eu raison de ces initiatives.

Mais, avec l'arrivée d'équipes municipales renouvelées en 2014, on assiste au relancement des budgets participatifs en France. En 2017, 47 villes l'auraient adopté. De Tilloy-lès-Mofflaines (62) et ses 1450 habitants, à la capitale et ses 2,2 millions de parisiens










 

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