Polluer moins, chauffer plus : le pari des cheminées de l'entreprise iséroise Finoptim

Selon l'entreprise, la pose d'un de leurs dispositifs permet à une cheminée de produire "quatre fois plus de chaleur et 80 % de pollution en moins". / © France 3 Alpes
Selon l'entreprise, la pose d'un de leurs dispositifs permet à une cheminée de produire "quatre fois plus de chaleur et 80 % de pollution en moins". / © France 3 Alpes

Depuis quatre ans, l'entreprise basée à Fontaine (Isère) conçoit des solutions pour réduire l'impact environnemental des cheminées à foyer ouvert. Leur activité est à présent en pleine croissance.

Par France 3 Alpes / ML et AK

Profiter de sa cheminée à foyer ouvert par une froide soirée d'hiver. Mais aussi réduire son impact écologique et garder une authenticité. Pour résoudre cette difficile équation, Katia Boissin vient d'acquérir un "insert-ouvert" conçu par l'entreprise iséroise Finoptim. "C'est aussi un plus aussi pour la ville où j'habite d'avoir un système qui permette de dépolluer les fumées qui sortent", motive la jeune femme. Dans le foyer de sa cheminée, sous les bûches et le petit bois, on trouve donc à présent une rangée de tubes en métal surmontés d'une grille.

Des tubes écologiques


"En posant les bûches, on va avoir les braises qui vont tomber sur les tubes, détaille Baptiste Ploquin, cofondateur de l'entreprise. Les cendres vont tomber dans le cendrier. Rien que ça, on sépare le chaud du froid donc on a une bien meilleure combustion. Ensuite, dans les tubes, on a de l'air qui va passer, qui va être réinjecté au-dessus du feu et qui va rebrûler. Ca permet de libérer de la chaleur et surtout de rebrûler les polluants.

Polluer moins, chauffer plus : le pari des cheminées iséroises Finoptim
Avec Katia Boissin, consommatrice, Baptiste Ploquin et David Lepiney, co-fondateurs de Finoptim / Reportage d'Ana Korolof  - France 3 Alpes

Toujours dans une visée écologique, l'entreprise conçoit et usine ses cheminées dans le département. "Nos sous-traitants sont basés à Voiron et au Pont-de-Claix avec une idée de travailler en filière courte pour pouvoir impacter le moins possible l'environnement", souligne le jeune homme.

"Pas de raison qu'on s'arrête"


Finoptim a été créée il y a un peu plus de 4 ans et a vite grandi. De deux cofondateurs, elle est passée aujourd'hui à douze salariés. Âge moyen : 28 ans. "On espère bien continuer l'aventure, soutient David Lepiney, qui a lancé l'entreprise avec Baptiste Ploquin. La production continue à augmenter, le nombre de clients continue à augmenter donc il n'y a pas de raison qu'on s'arrête ici."

Chaque semaine, leur affaire vend 10 à 20 cheminées, notamment en Île-de-France et en Rhône-Alpes. Finoptim possède déjà un réseau de 40 revendeurs dans tout le pays. Un développement soutenu par un joli coup de projecteur avec la médaille d'or du concours Lépine, remportée en mai dernier. 

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