Des femmes revendiquent l'incendie de la gendarmerie de Meylan sur un site libertaire

© Jordan Guéant - France 3 Alpes
© Jordan Guéant - France 3 Alpes

L'incendie criminel visant la brigade de gendarme de Meylan, en Isère, qui s'est produit dans la nuit de mercredi 25 à jeudi 26 octobre, a été revendiqué par un site libertaire. La revendication provient d'un groupe de femmes qui expriment en détails les actes commis et leurs motivations.

Par France 3 Alpes

Une envie de revanche contre le sexisme. C'est ainsi qu'un groupe de la mouvance anarcho-libertaire explique l'incendie de la gendarmerie de Meylan, près de Grenoble, commis dans la nuit de mercredi 25 à jeudi 26 octobre 2017. Une attaque revendiquée par un groupe de femmes dans un communiqué publié lundi 31 octobre sur le blog "Attaque".

 

 

Si derrière l'uniforme il y a un humain, c'est à lui que nous avons cherché à nuire


Au cours de cet incendie, plusieurs véhicules personnels de gendarmes, quatre voitures et une moto, avaient brûlé. Des actes détaillés dans un texte décrivant une véritable opération commando. "Pour assurer notre sécurité pendant l’attaque (et pour faire une blague aux pompiers) nous avons cadenassé l’accès voiture de la gendarmerie. On a ensuite passé dix minutes accroupies dans les bois longeant le grillage, mais on s’est rendues compte qu’on ne pourrait pas passer la nuit là, et qu’à un moment, il fallait s’y mettre. Il fallait affronter nos stress et les dépasser. Alors après un dernier sourire et un câlin, on a coupé le grillage. Avec dix litres d’essence, on s’est – discrètement – lancées à l’assaut du parking."

"Nous avons ciblé les voitures privées des flics, au détriment des quelques sérigraphiées, parce qu’on avait envie de s’attaquer plutôt aux individus qui portent les uniformes qu’à leur fonction, plutôt à leurs biens personnels qu’à leurs outils de travail. Nous pensons que les rôles existent parce qu’il y a des personnes pour les remplir. Si derrière l’uniforme il y a un humain, c’est à lui que nous avons cherché à nuire."

"Enfin, on a disparues dans un éclat de rire, en se dépêchant quand même…" (sic)

Nous avons concrétisé cette envie de revanche en nous organisant pour attaquer la gendarmerie de Meylan

Dans ce texte, les auteures expliquent leur acte par la volonté de "lutter contre le sexisme". "Lutter contre le sexisme, pour nous, c’est lutter contre le genre. (...) Nous avons concrétisé cette envie de revanche en nous organisant pour attaquer la gendarmerie de Meylan."


Réactions après la revendication de l'incendie de la gendarmerie de Meylan
Yannick Biancheri, délégué syndical SGP Police ; Valérie Mourier, déléguée syndicale Alliance police ; Olivier Véran, député La République En Marche.  - Reportage : Françoise Guais, Jordan Guéant et Thao Huynh


Le 21 septembre dernier, la gendarmerie de Grenoble avait également été touchée par un incendie volontaire, déjà revendiqué par le mouvement anarcho-libertaire. Ce groupuscule d'ultra-gauche a aussi revendiqué l'incendie de 11 véhicules d'Enedis perpétré le 29 mai 2017 à Grenoble.



Des députés isérois réclament davantage de moyens pour la gendarmerie

Le 31 octobre 2017, Emilie Chalas, Jean-Charles Colas-Roy et Olivier Véran ont adressé une lettre au Ministre de l'intérieur, Gérard Collomb. Ils demandent des "moyens de protection complémentaires pour les casernes de gendarmerie de l'Isère." Les députés LREM proposent notamment le "renforcement des mesures de protection passive (vidéo protection, caméra de détection, lecteur automatique de plaques minéralogiques, radar Doppler ou renforcement des clôtuers par exemple) ainsi que le renforcement des équipes de surveillance des casernes".

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