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La start-up Hemosquid teste à Grenoble une ventouse pour stopper les hémorragies

Exclusivité mondiale ! La start-up grenobloise Hemosquid développe un dispositif inédit pour arrêter les hémorragies lors des opérations chirurgicales. Les prototypes sont en phase d'essai clinique au CHU Grenoble-Alpes dans trois spécialités : cardiologie, ORL et obstétrique. 

Par Jean-Christophe Pain



Tout a commencé au CHU Grenoble-Alpes. Le Professeur Dominique Blin, alors chef du service de chirurgie cardiaque, imagine un dispositif qui lui permettrait enfin de stopper les hémorragies durant ses interventions.

Une phase d'étude clinique au sein du CHU valide l'efficacité de l'HemoCARD à plus de 95%. le Professeur Blin dépose deux brevets, exploités désormais par la start-up grenobloise Hemosquid. 

En fait, la ventouse anti-hémorragique du Professeur Blin utilise la technologie du vide pour stopper les saignements. La compression est couplée à l'aspiration
La start-up Hémosquid
Intervenants : Vincent Delobelle Ingénieur biomédical société Hemosquid, Docteur Véronique Equy Obstétricienne CHU Grenoble Alpes, Francois Urvoy Président société Hemosquid / Equipe France 3 Alpes


Le système est en phase d'études cliniques au service Obstétrique du CHU Grenoble-Alpes. Le principe est toujours le même : il combine aspiration sous vide et compression. Mais la forme diffère : elle est adaptée aux hémorragies graves qui surviennent après l'accouchement.

Au CHU, sur 3000 naissances par an, une trentaine de femmes sont concernées. Dans les pays dits en développement, c'est un enjeu énorme. Les hémorragies post-partum, "de délivrance", sont une cause très importante de décès. 130 000 par an dans le monde selon l'OMS.

D'autres tests sont en cours en ORL pour l'ablation des amygdales. La ventouse anti-hémorragique est déclinée en plusieurs dizaines de prototypes. Mais il faudra attendre quelques années avant une utilisation courante.

Pour commercialiser son innovation, la start-up doit trouver de nouveaux investisseurs.

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