L'Université Grenoble Alpes veut provisoirement héberger les migrants dans d'anciens locaux

© Guilhem Vellut / Flickr
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Au lendemain de l'occupation par des associations et de nombreux migrants d'un amphithéâtre de l'Université Grenoble Alpes, le président de l'établissement a tenu un point presse, au cours duquel il a exposé une solution d'hébergement.

Par Quentin Vasseur avec Isabelle Guyader

Les migrants qui ont dormi cette nuit dans un amphithéâtre de l'Université Grenoble Alpes devraient loger provisoirement dans les anciens locaux de la faculté de droit, a suggéré ce mardi 5 décembre le président du conseil académique Patrick Lévy, au cours d'un point presse, qui veut mettre en avant la philosophie de l'établissement.

Des associations ont occupé un amphithéâtre du campus, lundi soir, permettant à entre cinquante et une centaine de migrants de dormir au chaud.

 "On ne veut pas faire dormir les gens ad vitam aeternam ici, mais on veut mettre la pression sur la préfecture, qui est compétente, afin que soit trouvé un hébergement pérenne", expliquait alors un militant du DAL (Droit au logement) Isère.

L'Université Grenoble Alpes veut provisoirement héberger les migrants dans d'anciens locaux
Intervenants : Amadou, Demandeur d'asile ; Félix, Etudiant ; Grégoire Charlot, Réseau Universités Sans Frontières ; Patrick Lévy, Président Communauté Unversitaire Grenoble Alpes - France 3 Alpes - Reportage d

120 m² de locaux chauffés


À l'exception de quelques étudiants inscrits dans l'établissement, la plupart des migrants étaient des demandeurs d'asile, sans abri, pour beaucoup des Guinéens, des Soudanais et des Érythréens.

Ils ont quitté l'amphithéâtre ce matin en même temps que les associations. Les cours censés se produire dans l'amphithéâtre en question ont été annulés ou reportés pour deux jours.

Le président du conseil académique a rencontré ce midi le préfet de l'Isère, qui a validé cette solution. Les locaux en question font 120 m² et sont équipés de chauffage et de sanitaires. La question de la sécurité se pose toutefois, puisque l'université doit fermer ses portes entre Noël et le 1er janvier.




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