Grève du 29 septembre : plus de 2 000 manifestants ont défilé dans les rues de Grenoble

Publié le
Écrit par G.G. avec Vincent Habran

Plus de 2000 personnes se sont réunies dans les rues de Grenoble ce jeudi. Un appel à la grève est lancé pour demander une hausse des salaires dans un contexte marqué par l’inflation, qui s’élevait à 5,8% en août.

Ils étaient plus de 2 000 à défiler pour cette journée d’action intersyndicale. Dans le cortège, les membres de la CGT ont revendiqué une augmentation des salaires "notamment le SMIC à hauteur de 2 000 euros brut" explique Nadia Salhi, membre de la CGT nationale et du département. "D’une part, il n’y a pas de reconnaissance du travail depuis plusieurs années. Mais en plus, cette année, il y a la question de l’inflation qui est forte. Et les augmentations de salaire sont bien en deçà. Ce qui fait qu’on perd de l’argent, on perd en pouvoir d’achat, et on perd en pouvoir de vivre dignement", ajoute-t-elle.

D’autres organisations défilaient à leurs côtés, comme certains fonctionnaires de l’éducation nationale, et notamment les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). "On est dans la rue pour avoir un revenu décent au-dessus du seuil de pauvreté : 860 euros par mois pour une AESH en CDI, ce n’est juste pas normal. On est parmi les plus bas salaires, les précaires de l’éducation nationale", s’insurge Virginie Sachs.

Les travailleurs des plateformes de livraison étaient aussi dans la rue. Beaucoup parmi eux sont sans papiers mais travaillent de manière acharnée et "payent des impôts", explique Mohamed Fofana. "Les tarifs ont trop baissé. Les assurances ne sont pas respectées. C’est une forme d’esclavage moderne. Les plateformes ne nous considèrent pas. On est dehors de 11 heures à 23 heures, et on n’arrive même pas à gagner 100 euros par jour", dénonce-t-il.

La réforme des retraites s'est invitée à la mobilisation pour le pouvoir d'achat

A ces revendications salariales s’est ajoutée la réforme de la retraite défendue par le gouvernement. Nombre de manifestants s'y opposent, à l'image de Nadia Salhi. Pour elle, la réforme "n’a pas de raison économique. […] L’argument qui est avancé : comme il n’y a pas de déficit, on va faire des économies sur les retraites pour financer la santé, l’école, tous les services publics qu’ils détruisent depuis des années, de gouvernement en gouvernement. Ce n’est pas l’âge de la retraite qu’il faut augmenter, ce sont les salaires".

La Première ministre Elisabeth Borne a indiqué qu'une concertation sur la réforme des retraites débutera "dès la semaine prochaine" avec les partenaires sociaux, en vue d'un projet de loi qui devra être adopté "avant la fin de l'hiver".

Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité