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Incendie à la gendarmerie de Grenoble : le ministre de l'Intérieur “consterné et indigné”

La caserne Offner, rue Léon-Blum, à Grenoble / © France 3 Alpes
La caserne Offner, rue Léon-Blum, à Grenoble / © France 3 Alpes

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, "consterné et indigné", a exprimé son "total soutien aux militaires" après cet "acte particulièrement grave".

Par Aurélie Massait

Un violent incendie d'origine criminelle a ravagé cette nuit le garage de la caserne de gendarmerie de l'Isère à Grenoble, détruisant les véhicules qui y étaient stationnés, a indiqué la gendarmerie.

Le grillage de l'enceinte extérieure de la caserne Hoffner "a été découpé à une hauteur d'environ 1,30 mètre et les enquêteurs ont découvert des départs de feu à deux endroits différents", a-t-on précisé de même source. 

L'incendie, survenu dans un entrepôt "totalement isolé du coeur névralgique" de la gendarmerie, s'est déclaré vers 03H30.

Il a mobilisé "près de 70 pompiers" et a été "maîtrisé vers 06H15", a précisé de son côté la Préfecture.

Aucun logement n'a été touché, mais le garage est complètement détruit. "La continuité du service public assuré par la gendarmerie nationale est assurée et l'impact opérationnel du sinistre est nul", assure la préfecture dans un communiqué.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, "consterné et indigné", a exprimé son "total soutien aux militaires" après cet "acte particulièrement grave".

A l'intérieur du bâtiment visé, abritant une dizaine de garages se fermant avec des rideaux métalliques se trouvaient une cinquantaine de véhicules, dont des voitures particulières, mais on ignore pour l'instant le bilan précis des dégâts.

"Plusieurs véhicules de service et 2.000 mètres carrés de locaux techniques" ont été détruits, indique M. Collomb dans son communiqué.

Le ministre a assuré que "toutes les dispositions étaient prises pour que les véhicules et le matériel soit remplacés sans délai" et "que les unités touchées par ces destructions soient en mesure de remplir leur mission".

Un gendarme a été légèrement intoxiqué en tentant d'intervenir mais son état n'inspirait pas d'inquiétude. Il a été placé sous surveillance au CHU de Grenoble.

Le parquet de Grenoble est saisi de l'enquête judiciaire.

Elle a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Grenoble, qui a ses locaux dans la caserne où s'est déroulé l'incendie.

Ce sinistre intervient 48 heures après un autre fait similaire, certainement d'origine volontaire, qui a détruit cinq véhicules du groupement de gendarmerie de la Haute-Vienne, au cours de la nuit de lundi à mardi, dans l'enceinte de la caserne Jourdan à Limoges.

Un communiqué de revendication, parlant explicitement de la caserne Jourdan, avait été publié dès mardi sur le site indymedia.org, signé de la "RAGE" pour "Révolte anarchiste des Gendarmes exilés".

La mouvance anarcho-libertaire, aussi qualifiée parfois d'ultragauche radicale, a été très active l'an dernier lors des manifestations contre la loi travail, durant lesquelles un véhicule de police avait été attaqué et incendié en mai 2016 à Paris, des images spectaculaires qui avaient fait le tour du monde. Le procès des huit personnes accusées d'avoir commis cette attaque est actuellement en cours à Paris.

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