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Isère : le bar qui avait servi le gendarme responsable d'un accident mortel fermé sur décision administrative

La sous-préfecture de la Tour-du-Pin, en Isère. / © Google street view.
La sous-préfecture de la Tour-du-Pin, en Isère. / © Google street view.

La préfecture de la Tour-du-Pin a contraint ce lundi 3 juin 2019 un bistrot de Villefontaine, en Isère, à fermer ses portes pour une durée de 2 mois. C'est dans cet établissement qu'un gendarme s'était alcoolisé avant de provoquer un accident qui avait coûté la vie à un couple de retraités.

Par Yann Gonon

Le bistrot Colette, situé dans le village de marques de Villefontaine, en Isère, est fermé pour une durée de deux mois depuis ce lundi 3 juin 2019. Une fermeture administrative après l'accident qui avait coûté la vie à un couple de retraités en février dernier.

L'accident avait fait deux morts, le 26 février. Un couple de retraités tué dans une collision avec un autre automobiliste. L'enquête avait rapidement montré que l'automobiliste, un gendarme en repos ce jour-là, était fortement alcoolisé. Il avait passé la fin de journée à boire en compagnie de quatre autres gendarmes. La justice l'avait rapidement condamné à 18 mois de prison ferme.

La rapidité avec laquelle le procès s'était tenu avait choqué les enfants du couple qui ont depuis déposé plainte pour homicides involontaires à l'encontre des quatre autres fonctionnaires.
 

La sous-préfecture de la Tour-du-Pin avait de son côté dans sa ligne de mire l'établissement où le gendarme responsable de l'accident a passé la fin de journée. C'est au bistrot Colette que les gendarmes auraient enchaîné les verres. La sous-préfecture a estimé que l'établissement avait servi de l'alcool à un client en "ivresse manifeste". Elle a notifié ce lundi au gérant une décision de fermeture administrative de deux mois.

Contacté par la rédaction de France 3, le gérant du bar conteste avoir eu connaissance de l'état du gendarme mais il ne tient pas à polémiquer "par respect pour la famille". Il a cependant pris un avocat et devrait, dès demain mardi, déposer un recours devant le tribunal administratif. En attendant, l'établissement est fermé et ses 28 salariés se retrouvent au chômage technique.
 

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