C'est l'une des mesures censées calmer la colère des gilets jaunes. Le 10 décembre dernier, Emmanuel Macron a demandé aux entreprises de verser "une prime de fin d'année à leurs employés", dont le montant est défiscalisé jusqu'à 1000 euros. 

Sur la la base du volontariat, les entreprises peuvent verser cette prime à leurs salariés gagnant moins de 3600 euros par mois. Si certaines grandes entreprises comme Orange, LVMH ou Publicis se sont dites favorables à ce coup de pouce, le fabricant de semiconducteurs isérois ST Microelectronics ne jouera pas le jeu. 

"Toutes les organisations syndicales ont demandé à la direction de ST que cette « prime Macron » soit versée aux salarié-e-s. Mais la direction, avec mépris, a refusé catégoriquement de verser cette prime", explique la CGT dans un communiqué, précisant qu'un "supplément (soit un Booster) à la prime d’intéressement" est promis par la direction. 

Une position inacceptable pour le syndicat qui rappelle que "ST Microelectronics est une entreprise du CAC40 faisant d’importants bénéfices et distribuant beaucoup de dividendes." Il réclame une "redistribution des richesses" et le versement d'une prime de fin d'année de 1000 euros aux salariés. 
 

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